29/09/2007

L'évaluation des étudiants à l'université critiquée

L'évaluation des étudiants à l'université critiquée

 

L'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) a rendu publique mercredi 26 septembre, un rapport qui formule de sévères critiques à l'égard du système d'évaluation des étudiants depuis l'instauration du système « LMD ».
Sont notamment dénoncés : le renforcement des lourdeurs et opacité des règles ; l'inégalité de traitement ; le manque de rigueur dans la mise en oeuvre des règles ; l'indifférence et la défiance de l'université à l'égard des résultats de ses propres évaluations, etc.
Le rapport formule des recommandations : refonder le mode d'acquisition de la licence ; simplifier l'évaluation et rendre du temps à l'enseignement (limiter l'impact des examens sur le calendrier de l'année universitaire, limiter les effets négatifs des deuxièmes sessions, simplifier les situations individuelles des étudiants promus sous conditions) ; construire les évaluations en cohérence avec les objectifs de formation, en définissant les termes d'un contrôle continu efficace, et en professionnalisant les évaluations qualifiantes.
L'inspection recommande en outre de faire de l'évaluation une activité plus collective de pilotage des formations. Aussi, est-il proposé de revoir les rôles de l'équipe de formation et du jury et de mettre en place un contrôle qualité de l'évaluation.

 
Source
Rapport IGAENR n° 2007-072, juill. 2007

07/04/2007

Offre d'emploi pour marne -la-vallée

Le S.A.N. de Marne la vallée/Val Maubuée
(89 400 habitants)
au cœur de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée

RECRUTE CHARGE(E) DE MISSION DES PROJETS EUROPEENS
Grade d’Attaché


Sous l’autorité du Directeur Général, vos missions sont les suivantes :

 Assurer l’interface au niveau des partenaires européens
 Assurer la gestion financière des projets européens
 Assurer la coordination entre les services internes
 Seconder le Vice-président chargé du développement économique, du tourisme et de l’action européenne.
 Seconder le Vice-président de l'ENTP, plate-forme européenne des villes nouvelles

Profil :

 Formation Universitaire
 Connaissance approfondie des institutions et du droit européens
 Parfaite maîtrise de l’anglais
 Maîtrise de l’outil informatique

Rémunération statutaire + régime indemnitaire + prime d’été + 13ème mois
36 heures hebdomadaires + RTT

Renseignements : Monsieur Jean-Pierre MARCHETTI, Directeur Général
au 01.60.37.24.31

Merci d'adresser par courrier votre candidature et CV
à Monsieur le Président du S.A.N.
5, place de l’Arche Guédon
TORCY
77207 MARNE-LA-VALLEE CEDEX 1

 

14/10/2006

Remettre l’HOMME au centre de l’action politique,c’est faire de l’ÉDUCATION LA PRIORITE DES PRIORITES

La Fédération UDF du Bas-Rhin, présidée par Roland BRENDLE et dont tous les élus et les militants sont unis derrière François BAYROU, lance un nouveau cycle de réunions publiques pour expliquer et diffuser auprès des électeurs les convictions qui sous-tendent le projet présidentiel et que François BAYROU a pu exprimer lors de ses différentes prises de parole que vous retrouverez dans son dernier livre : " Au nom du tiers Etat," (Hachette, Littératures, 253 pages). La première de ces réunions s’est tenue à HAGUENAU sous la présidence d’Olivier TRAUZZOLA, Président de la section UDF HAGUENAU-WISSEMBOURG.

Je publie ici, l’introduction à ce débat que j’ai prononcé à cette occasion.

« Mesdames, Messieurs, Cher amis,

medium_bayrou_7.jpgFrançois BAYROU a placé au premier rang des priorités pour la France… l’éducation. A l’Université d’été des jeunes UDF il l’affirmait dans des termes, on ne peut plus clairs – j’ai pris soin de les noter car c’est à la fois important et émouvant - et je le cite :

« Pour moi, ce qui ordonne la justice, l’humanité, la capacité dans la compétition, la conscience qui sont les axes de mon projet, ce qui en fait une vision, c’est une seule et unique priorité, dont nous faisons la priorité absolue de notre projet : c'est l’éducation . Et naturellement, en prolongement de l’éducation, la recherche ».

Cette conviction, nous la partageons tous à l’UDF plus que partout ailleurs, et de loin.

Notre conviction est que, de la maternelle au Collège de France, des salles de classe aux amphithéâtres, aux laboratoires et aux bibliothèques, c’est avec l’Éducation que la question principale de l’avenir national se trouve posée. C’est vrai pour la France, et c’est vrai aussi pour tous les pays du monde qui jouent leur avenir dans ce domaine. La mondialisation place en effet tous les pays du monde en compétition les uns par rapport aux autres, et les clés principales de ce défi, ce sont l’éducation et la recherche.

Les raisons en sont évidentes : ce qui permet de fixer chez nous, sur notre sol, les emplois, les capitaux et les centres de recherches et les pôles de décision, ce sont les brevets, les procédés nouveaux et l’innovation. Ensuite parce qu’un peuple bien formé est un peuple solidaire, un peuple qui avance ensemble, et qui, parce qu’il sait d’où il vient, comprend mieux où il va. Et au besoin décide de modifier son chemin.

En France, nous savons tous, au fond de nous-mêmes, combien nos valeurs nationales sont des valeurs d’éducation. Le Peuple Français s’est formé dans les écoles.

Et nous avons tous au cœur un de ces maîtres d’école, une des ces institutrices qui ont balisé notre enfance des valeurs de la République, qui nous ont préparés à devenir des citoyens. Car  c’est à l’école que s’acquiert le sens concret de nos valeurs républicaines de liberté, d’égalité, et de fraternité.

La liberté…… La liberté c’est d’abord la liberté de jugement d’un esprit formé pour échapper aux préjugés.

Et la montée de l’intolérance, notamment religieuse - on l’a encore vu ces derniers jours – montre combien cette valeur peut être à tout instant fragilisée.

Il y a aussi l’égalité, celle vers laquelle on tend sans toujours y parvenir. Cette égalité, c’est d’abord l’égalité des chances inscrite dans la Loi et qui marque très profondément la conviction de chaque Français.

Et puis la fraternité Quel mot magnifique, la fraternité, cette « capacité d’être frères », fondée d’abord sur la reconnaissance et le respect de l’autre.

Oui, c’est à l’école que se forge l’esprit critique.

C’est à l’école que s’apprend le droit à l’égalité des chances

C’est à l’école que s’acquiert la compréhension de l’autre.

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(illustration Conseil de l'Europe)

Mais comment va aujourd’hui cette école française, qui nous a faits ce que nous sommes ?

L’École est le miroir de notre société en pleine mutation et qui souffre. La souffrance et la dispersion des familles, le déracinement culturel, le choc du chômage, la dépendance aux drogues, la crise du logement, tout cela se concentre et retentit dans les salles de classe.

Et en premier lieu, hélas, dans les salles de classe de l’école obligatoire, dans les maternelles, à l’école primaire, au collège.

Cessons de croire naïvement que l’école puisse corriger à elle seule tout cela. Comment faire classe de manière utile et rassurante aux 5000 élèves qui savent que leur famille va se retrouver expulsée de son logement ?

L’école ne peut pas, à elle seule, porter remède à toutes les faiblesses, toutes les insuffisances, toutes les dérives de la société.

Mais on peut …et on doit lui demander de jouer son rôle dans l’effort collectif que nous devons conduire pour réduire ces souffrances et ces dérives.

L’OBJECTIF PRIORITAIRE, C’EST DE LUTTER CONTRE L’ECHEC SCOLAIRE

En chiffres – et ça fait peur -  c’est l’échec de vingt pour cent d’une classe d’âge, un enfant sur cinq, 150 000 gamins par an.

Et 90 % de ces 150 000 élèves sont en échec depuis leur plus jeune âge.

Et presque autant sortent de l’école contre leur gré, avec un diplôme, mais sans métier.

Face à ce désastre, notre objectif se décline en deux opérations comme on en apprend à l’école : une division et une multiplication.

>>> Première ambition, diviser par deux l’échec scolaire.

>>> Seconde ambition multiplier par deux la réussite scolaire.

Et cela, dans tous les milieux sociaux et particulièrement parmi les moins favorisés culturellement et socialement.

Diviser par deux l’échec et multiplier par deux la réussite, c’est un immense effort national. C’est vrai.Mais cet effort divisera d’autant la souffrance et multipliera d’autant le bien-être de chacun.Cet effort réduira la souffrance et multipliera la créativité, stimulera l’inventivité de la nation française.

Une utopie ? - Certainement pas sauf si, à la manière de Jacquard, on considère que l’Utopie n’est pas l’irréalisable mais l’irréaliser et que nous avons donc un devoir d’utopie.

C’est à coup sûr un objectif atteignable, au prix d’une volonté politique affirmée et assumée.

Quelle en est la première condition ?

Que tous les élèves, non pas 90 ou 99 % mais bien cent pour cent des élèves sachent lire et écrire au moment de l’entrée en sixième.

Et, s’ils ne savent pas lire au moment d’entrée en sixième, qu’on ne les laisse pas entrer en sixième sans le leur apprendre !

Car si nous les abandonnons dans le monde de l’image et du signe, le monde de l’Internet, sans qu’ils comprennent l’écrit, alors nous sommes des criminels.

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(Illustration Conseil de l'Europe)

Comment faire ?

Pour atteindre cet objectif : « 100 % des enfants qui entrent en 6ème savent lire », nous disposons en France d’un outil particulièrement performant : Cet outil, c’est l’école maternelle.

L’école maternelle,  c’est une singularité française, l’école maternelle, c’est une richesse française.

Les pays qui nous entourent, jusqu’à l’âge de cinq et six ans, ont des jardins d’enfant, des « Kindergarten » comme on dit parfois. Nous, nous avons une école. Une vraie école.

Et dans la transmission de la lecture, cette école-là, c’est un outil précieux, un outil fondamental, au sens propre : celui qui fonde tout le reste.

Les guerres de religion autour des méthodes de lecture sont stériles. Il faut, en cette matière proscrire les moyens autoritaires. On n’introduira pas des méthodes de lecture par décret.

Il n’y a qu’une démarche qui vaudra et qui sera juste : la démarche scientifique et l’évaluation !

En une année, en deux années s’il le faut on peut fixer des protocoles, suivre des milliers d’élèves, vérifier ce qui marche et, bien entendu, publier les résultats.

En cinq années d’un effort continu, qui associe toutes les forces vives de l’école primaire, tous les élèves doivent lire couramment dans les dernières années de l’école primaire.

Cela veut dire aussi qu’il faut trouver, avec des chercheurs, avec des pédagogues passionnés, dans le cadre d’un programme de recherche national, comment rattraper ceux qui n’y sont pas parvenus. Car il n’est pas question de laisser un enfant au bord du chemin.

Ceux-là méritent des classes particulières, avec des maîtres spécialement formés, au besoin libérés des autres parties du programme !

Et si l’on y parvient, peut-être aura-t-on enfin une réponse efficace à proposer aux cinq millions d’adultes illettrés qui vivent parmi nous. Vous m’entendez ? cinq millions de personnes… comme un continent immergé, que nous ne voyons même pas…

Alors je vous le dis comme je le pense : laisser entrer en sixième, comme si de rien n’était, des enfants qui ne savent pas lire, c’est de la non-assistance à personne que l’on sait pertinemment en danger.

Garantir que cent pour cent des élèves savent lire à l’entrée au collège, c’est une ambition nationale dont le président de la République doit se porter garant devant la Nation.

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2ème objectif : CHANGER LE COLLEGE

Garantir la lecture, c’est aussi changer le collège : tout le monde sait que les élèves les plus déstabilisés, parfois les plus violents, ce sont les élèves en échec grave, ceux pour qui l’écrit est étranger, incompréhensible.

Ce ne sont pas les seuls, mais on réduira singulièrement leur nombre.

C’est au collège que se concentre la question de la violence, et chaque année ce malheur frappe des enfants de plus en plus jeunes.

Retrouver un collège paisible, cela ne se fera pas avec des policiers dans les établissements scolaires, comme on voudrait nous le faire croire, cela se fera avec des éducateurs.

Vouloir répondre à la question de la violence à l’école par une présence policière, c’est accepter l’idée que la loi de l’école est la même que la loi de la rue.

Mais si on accepte que la loi de l’école soit la même que la loi de la rue, alors c’est  l’école qui a perdu…

Les valeurs de la rue, c’est la loi du plus fort. Et la police est là pour imposer la force de la loi aux caïds qui veulent prendre le dessus.

Les valeurs de l’école ce n’est pas la loi du plus fort…

C’est la loi du respect, le respect du savoir, le respect de l’éducation. Et le respect de l’autre.

Les valeurs de l’école ne sont pas les valeurs de la rue.

Le progrès, ce serait que les valeurs de l’école deviennent un jour les valeurs de la rue, et pas que les valeurs de la rue l’emportent dans les murs mêmes de l’école !

Si l’on veut sauver l’école, il faut défendre son système de valeurs ! C’est l’autorité du professeur et du surveillant qu’il faut reconstruire.

Et cela passe par une question qu’il faut poser et résoudre.

Les enseignants donnent toujours les mêmes chiffres : même dans les établissements les plus violents, c’est un élève, deux élèves par classe qui mettent la classe par terre et déstabilisent l’établissement.

Pour ces élèves, il faut des réponses pédagogiques et des réponses d’autorité qui ne peuvent pas être apportées dans le cadre normal du collège classique !

Aujourd’hui, pour ces élèves, nous n’avons aucune réponse. Quel que soit leur comportement, ils restent au collège, au pire, on les change de collège…

Et ils continuent ailleurs. Alors qu’il faudrait réagir au premier incident, ne serait-ce que pour  l’exemplarité.  

Ces élèves ont besoin d’éducateurs et de psychologues qui, au sein d’établissements spécifiques, donneront, des repères d’autorité, de fermeté, de dialogue, sans lesquels ils continueront à se détruire et à détruire autour d’eux, dans la souffrance explosive qui les frappe et dont ils frappent leur entourage.

C’est sans doute la forme de l’internat qui est la plus efficace. Des établissements de petite taille dotés de moyens adaptés, qui apporteront des réponses qui n’existent pas ailleurs. Cela permettra au collège de retrouver la stabilité sans laquelle il ne peut pas accomplir sa mission.

Ce faisant, on apportera non seulement une réponse scolaire mais également une réponse sociale.

Parce que ceux qui sèment la terreur dans le collège sont aussi ceux qui sèment la terreur dans la cité ou dans le quartier et qui désespèrent leur famille.

Cette bonne idée n’est pas nouvelle ? Mais alors qu’attendait-on pour la mettre en œuvre ? De combien de députés doit disposer une majorité pour respecter les engagements pris auprès des français ?

Le collège, c’est le lieu de l’égalité des chances ! Garantir l’égalité des chances, c’est améliorer le suivi.

L’égalité des chances se construit, et elle se construit par la présence d’adultes, de jeunes adultes ou d’adultes confirmés.

François BAYROU propose que l’assistance, la présence, l’aide aux élèves, soient assumées dans le cadre d’un service civil universel.

Ce service civil universel, François BAYROU propose de l’instituer au profit de ceux qui reçoivent des minima sociaux pour valoriser leurs qualités et leurs aptitudes.

Souvent, la simple présence d’un adulte suffit à éviter un débordement ou un accident.

C’est la raison pour laquelle le programme de service civil universel, le programme d’activité universelle, sera d’abord dirigés vers les établissements scolaires pour la surveillance, l’accompagnement, le suivi, dans les écoles, les collèges et les lycées qui en ont le plus grand besoin.

On ne peut pas, à ce stade, passer sous silence la question de la carte scolaire, récemment et bruyamment remise sur le tapis.

Il faut le dire d’emblée : c’est un faux problème qui  concerne les seuls centre-ville, et encore. Il y a beaucoup de familles françaises pour qui la question de la carte scolaire ne se pose pas, tout simplement parce qu’elles n’ont pas le choix.

C’est vrai dans le monde rural, c’est vrai également dans les quartiers où l’on n’a souvent qu’un seul établissement à proximité.

Supprimer purement et simplement la carte scolaire c’est bien simple : c’est faire entrer les établissements dans un système de concurrence, établir entre eux la loi du marché, c’est mécaniquement renforcer les établissements du centre-ville et affaiblir les établissements ruraux ou de banlieue.

Ouvrir la concurrence entre des établissements qu’on qualifie « d’excellence », c’est introduire la loi du marché dans l’éducation nationale. Cela se fera, naturellement, au seul profit des établissements réputés… et se sera tragique pour les autres, dont on saura très vite qu’ils sont désormais de deuxième zone !

Cette logique de concurrence, la reconnaissance de la loi du marché dans l’éducation, que vient de reprendre le chef de l’UMP, elle ne combat pas la ségrégation, elle l’accentue !

 

Ce qu’il faut au contraire, c’est repenser la carte scolaire sous l’angle de l’égalité des chances. Là où plusieurs établissements sont identiquement accessibles, il faut construire des réseaux sous l’autorité d’un coordinateur et ouvrir la possibilité d’accéder à tous les établissements de ces réseaux, pour les élèves. Et au lieu de concentrer l’excellence sur les plus chanceux, équilibrons l’excellence.

 

Dans ce domaine, l’idée de discrimination positive est une fausse bonne idée. Elle est davantage un alibi qu’une réalité.

 

Bien sûr les efforts faits par Sciences-po et par l’Essec doivent être salués. Mais sur trois ou quatre années de conventions passées entre Sciences-po et les Zep, 189 élèves ont été concernés, soit quelque trente à quarante par an. Et le recrutement classique – l’essentiel du recrutement - n’a pas changé d’origine.

 

Nous avons besoin d’un changement majeur tel que le propose François BAYROU.

Si sélection il doit y avoir vers des filières d’excellence, assumons la et donnons un égal accès à tous les établissements à ces filières d’excellence.

Si, par hypothèse, ce sont dix pour cent des élèves que l’on accepte de sélectionner, alors offrons dix pour cent du nombre de ces élèves à chaque établissement.

Et si l’on veut être tout à fait juste, conservons un volant de places offertes à un concours national ou académique pour ne pas pénaliser à rebours les bons élèves concernés.

Nous verrons alors s’inverser les stratégies : pour les familles préoccupées de sélection, au lieu de se chercher une grand-mère ou une tante dans un beau quartier, on cherchera la même grand-mère ou la même tante dans un lycée provincial ou de banlieue, de manière à y trouver la compétition plus accessible.

La clé de tout cela, tout le monde le voit bien, c’est l’innovation, l’organisation innovante des études, des groupes d’élèves, des parcours, adaptés à l’attente.

Et de l’innovation il y en a. Ce qui manque, c’est l’évaluation et la communication de cette innovation.

 

Concrètement, chaque rectorat devrait être pourvu d’une cellule chargée de l’innovation, de l’évaluation et de la communication des réussites. Il serait chargé aussi de relever les meilleures pratiques, de les évaluer et de les reproduire à grande échelle.

3ème objectif : Faire de la classe de terminale une classe préparatoire à l’enseignement supérieur.

La classe de terminale, c’est une originalité franco-française. Dans le monde anglo-saxon, aux États-unis par exemple, l’enseignement secondaire s’arrête en première. Après commence ce qu’on appelle le college.

Alors aujourd’hui que constate-t-on chez nous ? Plus de 40 % des étudiants sont en échec en première année.

A la faculté de droit de Strasbourg – pardonnez-moi, je parle de l’exemple que je connais le mieux - moins de 30 % passent le cap de la première année..Quel gâchis de talent, que de temps perdu, que d’illusions brisées et d’enthousiasmes inutilement blessés. Que d’efforts financiers aussi, engagés souvent en pure perte, par les familles.

Pour remédier à tout cela, il faut penser la terminale non pas comme la fin des études secondaires, mais réellement comme le début des études supérieures, comme une classe préparatoire à l’enseignement supérieur.

Cela impose de penser cette « terminale » non comme une fin, comme son nom semble l’indiquer, mais comme l’année du passage à l’autonomie dans l’étude, de la découverte du travail moins encadré, de l’initiation à la recherche personnelle.

 

Car la rupture entre le lycée et l’enseignement supérieur est trop brutale, sauf pour les classes préparatoires aux grandes écoles. C’est ce problème de rupture qu’il faut penser différemment.

 

Et c’est un travail de longue haleine, qui imposera sans doute une réflexion sur le baccalauréat.

 

Le bac doit en effet rester un examen de passage, mais sans doute à concevoir différemment, en distinguant ce qui relève de l’examen de fin d’études et ce qui relève du premier titre de l’enseignement supérieur, ce qu’il est dans notre pays.

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La « terminale », pensée comme une classe préparatoire à l’enseignement supérieur. Voilàles clés de la réussite de nos étudiants dans l’enseignement supérieur.

Il y a aussi un paradoxe auquel, au nom de l’idéal de justice, nous nous devons de mettre un terme : ce sont en effet les élèves les plus brillants, les plus capables d’autonomie, qui, dans le cadre des classes préparatoires, sont le mieux accompagnés.

Et ceux qui auraient le plus besoin d’accompagnement sont le plus abandonnés à eux-mêmes.

Arrivés à l’université, ils découvrent, sans accompagnement, presque sans tutorat, sans introduction, des études dont, pour beaucoup de disciplines, ils n’imaginent même pas le contenu, dont ils ignorent les débouchés, dont ils ne voient pas qu’elles conduisent souvent à une culture, mais pas directement à un métier.

Et ne pas le leur dire, ne pas les accompagner pour traverser ce carrefour si dangereux, c’est encore de la non-assistance à personne en danger.

Ce carrefour est essentiel. Ici encore, il y a le besoin de milliers et de milliers d’accompagnateurs, de tuteurs, d’interlocuteurs des étudiants débutants.

Il faut mettre en correspondance ce besoin avec l’immense besoin de bourses. Et ce n’est pas le seul besoin de l’université.

Et puis comment ne pas être scandalisé par le sort réservé aux bibliothèques universitaires en France ?

Très souvent elles ferment, désormais, dans de petites universités, à 17 heures. Alors qu’il n’est pas de campus digne de ce nom, aux Etats-Unis - ni dans tous les grands pays universitaires - où les bibliothèques ne soient ouvertes jusqu’à minuit, de sorte que l’accès au livre ne soit pas le résultat hasardeux d’une course-poursuite échevelée.

Tous ces services devraient être assumés par des étudiants, selon leur expérience ou leur âge. Tuteurs, bibliothécaires, répétiteurs, moniteurs, toute une gamme de soutiens qui rendraient l’université accueillante au lieu d’être sauvage.

Et tout ceci en échange de bourses convenables qui changeraient la vie de beaucoup d’étudiants français, celle de leur famille, et, pour tout dire, la vie de la nation.

Comme on le voit, il s’agit d’un changement en profondeur de la qualité de vie sur les campus, dans les universités.

Au lieu d’accepter, comme aujourd’hui, que ce soit pour beaucoup d’étudiants le lieu de la grande solitude, parfois jusqu’à la déprime, il s’agit d’en faire un lieu coopératif, un autre modèle de vie en commun.

Un lieu où la grande majorité des étudiants donne et reçoit, où chacun est conduit à prendre soin de l’autre et à lui donner l’attention qu’il mérite et qu’il reçoit à son tour.

Enfin, le 4ème objectif concerne la recherche.

François BAYROU précisera les grands axes d’une politique de recherche refondée, ce que n’a pas fait hélas ! la loi récemment adoptée, et qu’en raison de ses carences, l’UDF a refusé de voter.

En ce qui concerne l’articulation entre recherche et formation universitaire, nous vivons un drame national : la France forme de très grands chercheurs, parmi les meilleurs du monde.

Nous les formons et ils s’en vont travailler à l’étranger ! Nous les formons pour les autres !

S’il y a cinq mille chercheurs français qui travaillent à l’étranger - et ce chiffre est sans doute sous-estimé - ce sont 50 000 années d’enseignement supérieur de pointe que nous avons financées pour le plus grand profit des États-unis, de la Grande-Bretagne et de nos autres voisins… et concurrents.

Si ces chercheurs revenaient, avec une expérience nouvelle et des connaissances de pointe, la France aurait tout à y gagner.

Si nous avions reçu dans nos laboratoires autant de chercheurs européens et étrangers que nous en exportons, nous pourrions être satisfaits.

Mais cet équilibre n’existe pas : non seulement nos chercheurs ne reviennent pas, mais les flux ne s’équilibrent pas.

Pourquoi ces chercheurs partent-ils ? Parce qu’ils n’ont pas de débouchés !

Pourquoi n’ont-ils pas de débouchés ? Parce que la recherche n’est pas considérée en France comme une formation conduisant à la responsabilité dans l’entreprise !

Or elle l’est dans tous les autres pays du monde.

Un doctorat, c’est la voie vers la responsabilité managériale partout dans le monde … sauf en France. En France, la voie vers la responsabilité managériale, ce sont les grandes écoles, c’est un diplôme d’ingénieur.

Et c’est un drame pour les chercheurs, mais c’est aussi un drame pour la recherche.

Car la recherche de haut niveau, c’est la pointe d’une pyramide.

Cette pointe sera d’autant plus éminente que la base de sélection sera large.

Et il n’est pas possible d’avoir une base large, malgré la qualité de notre recherche et de notre université, s’il n’y a pas de débouchés.

Alors les jeunes chercheurs désespèrent, se raccrochent aux créations de postes dans la recherche publique.

Alors le monde de la recherche et celui de l’entreprise sont toujours si éloignés, rendant toujours difficiles les transferts de technologie par exemple !

Pour François BAYROU, c’est la responsabilité du prochain président de la République de poser la question de la relation entre l’Université et les grandes écoles, entre les grandes écoles et le monde de la recherche.

Avec pour objectif de marier les qualités des unes et les qualités de l’autre. Et d’éviter d’additionner leurs inconvénients…

 

Et cela ne se fera pas sans une orientation inflexible : un pacte d’investissement sur l’enseignement supérieur !

 

Un pacte signé de manière responsable, trans-partisane, sur dix ans et qui porte l’investissement par étudiant au niveau de la moyenne des pays performants de l’OCDE, ce qui signifie un objectif de doublement en dix ans !

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Comment décrire l’action politique dans cet univers ?

 

En quatre mots clés : programmation, partenariat, autonomie, temps.

 

L’éducation nationale ce n’est pas « un mammouth ».

C’est d’abord un corps vivant. Et ce grand corps vivant ne peut pas se piloter par oukases !

Ce grand corps vivant a besoin d’autonomie, à tous les niveaux. Il a besoin de gestion des ressources humaines. Il a besoin de repérer les vocations et de les faire s’épanouir. Il a besoin de simplifier les conseils de ses universités, pour qu’on y voie clair et que tout le monde participe.

Il a besoin de partenariat, de co-responsabilité. Plus qu’ailleurs, il est besoin de concertation transparente.

À l’extérieur, en direction des collectivités locales par exemple, puisque la grande misère des universités va devoir trouver une réponse.

Et à l’intérieur avec l’ensemble de la représentation des femmes et des hommes qui font vivre l’Éducation nationale.

Or, la réforme ne peut se faire qu’avec le terrain, elle ne peut pas être la victoire des uns sur les autres.

Il n’y aura de révolution de l’éducation que dans le partenariat.

Et enfin, il est besoin de vision, de long terme, de programmation !

Nous ne pouvons pas continuer à jouer aux dés ou à l’accordéon les recrutements de nos enseignants.

C’est détestable, c’est inhumain et c’est dangereux.

Pour y remédier François BAYROU propose une loi de programmation des recrutements dans l’éducation nationale, une loi sur dix ans, à laquelle on se tiendrait et qui permettrait de penser l’avenir au lieu de subir des à coups qui compromettront sa construction.

La France a besoin qu’on lui fixe de grands objectifs, discutés et, s’il le faut, votés de manière transpartisane. Car il y va de l’intérêt supérieur de la nation.

Le président de la République doit s’engager et garantir à la nation leur réalisation.

Si vous voulez juger de l’avenir de la France : regardez son école, regardez son université, regardez sa recherche.

Et si vous voulez juger de la responsabilité des dirigeants du pays, regardez quelle place ils accordent à l’école, à l’université, à la recherche dans leurs préoccupations, dans leur temps, dans leur vision.

Pour François BAYROU, cette place sera la première ! "

 

10/10/2006

L’EDUCATION : LA PRIORITE N° 1 DE François BAYROU SERA AU CŒUR DU DEBAT DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE

UN VRAI DEBAT, PRIORITAIRE...POUR LE PRESENT ET LE FUTUR .D'UNE FRANCE DIGNE DES IDEAUX QU'ELLE PRETEND REPRESENTER 

medium_bayrou.2.jpgFrançois BAYROU a été le premier à affirmer dans son discours de clôture du colloque de l’UDF sur l’éducation qui s’est tenu les 10 et 11 mars 2006, que de la maternelle au collège de France, des salles de classe aux amphithéâtres, aux laboratoires et aux bibliothèques, avec l’Éducation c’est la question principale de l’avenir national qui se trouve posée.

Il réaffirme avec force cette priorité lors de l’Université d’été des jeunes UDF le 2 septembre 2006 : «  Pour moi, ce qui ordonne tout cela, ce qui en fait une vision, la force, la justice, l’humanité, la capacité dans la compétition, la conscience, c’est une seule et unique priorité, dont nous faisons la priorité absolue de notre projet : c'est l’éducation ». Et naturellement, en prolongement de l’éducation, la recherche ».

Le rapport de l’OCDE sur l’éducation des tout petits, « Petite enfance, grands défis » lui donne raison. On y apprend notamment qu’il existe un consensus de plus en plus large selon lequel les pouvoirs publics doivent investir dans l’accueil et l’éducation de la prime enfance et réglementer ce secteur et que le fait de pré scolariser les enfants deux ans au moins avant leur entrée dans le cycle obligatoire constitue une véritable valeur ajoutée.

L’école maternelle est une singularité française elle est aussi est une richesse française. Les pays qui nous entourent, jusqu’à l’âge de cinq et six ans, ont des jardins d’enfant. Nous, nous avons une école qui, devra devenir l’outil de la transmission de la lecture.

OBJECTIF N° 1 : Mettre en œuvre les moyens humains et matériels nécessaires pour que 100 % des élèves qui entrent en 6ème sachent lire.

A cet égard, les guerres de religion autour des méthodes de lecture sont stériles. Il faut, en cette matière proscrire les moyens autoritaires. On n’introduira pas des méthodes de lecture par décret. Il n’y a qu’une démarche qui vaudra et qui sera juste : la démarche scientifique et l’évaluation ! En une année, en deux années on peut fixer des protocoles, suivre des milliers d’élèves, vérifier ce qui marche et publier les résultats. En cinq années d’un effort continu, qui associe toutes les forces vives de l’école primaire, tous les élèves doivent lire couramment dans les dernières années de l’école primaire. Cela veut dire aussi qu’il faut trouver, avec des chercheurs, avec des pédagogues passionnés, dans le cadre d’un programme de recherche national, comment rattraper ceux qui n’y sont pas parvenus. Ce sont eux qui méritent des classes particulières, avec des maîtres spécialement formés, quitte à les libérer des autres parties du programme ! Et si l’on y parvient, peut-être aura-t-on enfin une réponse efficace à proposer aux cinq millions d’adultes illettrés qui vivent parmi nous, comme un continent immergé, que nous ne voyons même pas…

Laisser entrer en sixième, comme si de rien n’était, des enfants qui ne savent pas lire, c’est de la non-assistance à personne que l’on sait pertinemment en danger !!!

Garantir que cent pour cent des élèves savent lire à l’entrée au collège, c’est une ambition nationale dont le président de la République doit se porter garant devant la nation.

http://www.udf.org/participer/colloques/education/bayrou_...

http://www.udf.org/discours/bayrou_ue2006_020906.html

http://www.udf.org/actualites/jp_2006/index.html

 

 

 

06/03/2006

AGIR POUR PREVENIR LE RACISME L'ANTISEMITISME ET LES DISCRIMINATIONS

36 étudiants de Master 1 de la Faculté de droit de Strasbourg vont se rendre dans des lycées alsaciens au cours du mois de mars. Dans un langage adapté aux élèves, ils présenteront à partir de cas concrets et réels les règles de droit notamment pénales, destinées à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, le révisionnisme et les discriminations. 

 

L’objectif est de doter les élèves de la capacité d’identifier le plus en amont possible des comportements discriminatoires contraires à la loi.  A l’issue de cette formation, les élèves seront en mesure d’identifier et de qualifier des comportements qui constituent des infractions pénales. Ils sauront quels sont, pour chaque type de comportement interdit, les sanctions encourues et les droits des victimes. Cette action s’inscrit résolument dans une démarche préventive. Elle tend à permettre l’intégration et l’appropriation de la règle de droit qui seules sont garantes de son respect.

 

Les compétences acquises seront évaluées dans le cadre ludique d’un concours inter lycées qui aura lieu au le 9 juin 2006.

 

Les lycées qui auront accueilli les étudiants pourront participer à ce concours. Chaque lycée désignera une équipe pour le représenter. Les équipes assisteront à une mise en scène théâtrale de situations décrivant des comportements discriminatoires. A l’issue de la représentation, ils disposeront de 2 heures pour préparer un exposé oral dans lequel ils devront reconnaître les infractions pénales et préciser les sanctions encourues, formuler des recommandations pour venir en aide aux victimes et permettre une juste réparation. Il leur sera demandé également ce qui, à leur sens aurait permis d’éviter que l’infraction ait lieu.

 

Les meilleures prestations seront récompensées par des prix décernés par un jury composé de personnalités qualifiées et représentatives qui sera présidé par Madame Maud de Boer BUQUICCHIO, Secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe. Le concours sera parrainé par un ou plusieurs artistes.

 

 

23/02/2006

AGIR CONTRE LA CORRUPTION - QUELS ENJEUX POUR L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

La section française de (France) souhaite répondre à ces demandes en ouvrant l’expertise assemblée par une longue pratique au sein du réseau Transparency. Elle accueille pour ce débat des experts et professionnels de haut niveau. Les participants au colloque trouveront l’occasion d’échanges de vue directs avec les personnalités qui ont accepté d’intervenir et de soutenir ce projet.

 

Transparency International, ONG qui se consacre à l’éradication et à la prévention de la corruption et du blanchiment, organise un colloque scientifique ayant pour thème « Agir contre la corruption : quels enjeux pour l’enseignement supérieur ? ».

 

Ce colloque inaugural est la première étape d’une action durable qui vise à sensibiliser les universitaires et les chercheurs à l’intérêt d’étudier et d’enseigner aux futurs cadres et dirigeants francophones les règles et les mécanismes de l’intégrité et de la transparence, ceci dans leurs spécialités respectives.

 

La prévention et la lutte contre la corruption sont devenus aujourd’hui un enjeu important de la mondialisation. Ce colloque tente de répondre à une triple attente :

 

- celle des entreprises et organisations qui, confrontées à de nouveaux défis et risques, recherchent des professionnels formés dans cette matière ;

 

- celle des chercheurs qui souhaitent élargir le champ de leur réflexion à une matière complexe ;

 

- celle des étudiants et jeunes professionnels désireux de trouver dans leurs études le nécessaire complément éthique.

 

 Transparence-International (France) souhaite répondre à ces demandes en ouvrant l’expertise assemblée par une longue pratique au sein du réseau Transparency. Elle accueille pour ce débat des experts et professionnels de haut niveau. Les participants au colloque trouveront l’occasion d’échanges de vue directs avec les personnalités qui ont accepté d’intervenir et de soutenir ce projet.

 

 

PROGRAMME

 

 

9H30 - 10H00…………. ACCUEIL

 

10H00 - 11H15..……… PRÉSENTATION DU COLLOQUE ET EXPOSÉS INTRODUCTIFS

 

Présentation du colloque, Daniel Lebègue, président de Transparence-International (France) - Agir contre la corruption, une mobilisation mondiale pour un objectif du millénaire : quels défis pour l’enseignement supérieur ?,

 

Huguette Labelle, doyenne de l’Université d’Ottawa (Canada), présidente de Transparency International

 

- Intervention de Donald Johnston, secrétaire général de l’OCDE

 

- Cartographie de la recherche et de l’enseignement en France,

 

Axel Tombereau, doctorant, consultant de Transparence-International (France)

 

- Quel soutien le réseau de Transparency peut-il apporter aux enseignants et chercheurs ?, Marie Nigon, directrice du programme éducation, enseignement et formation, administrateur, Transparence-International (France).

 

 

Questions de la salle, débat avec les participants

 

 

11H15 - 12H30 ………. TABLE RONDE N° 1: Impact des règles internationales de lutte contre la corruption sur les politiques et les pratiques nationales

 

Modérateur : Michel Le Net, président du Cercle d’Éthique des Affaires

 

a. Etat des lieux des conventions internationales : François Vincke, avocat au barreau de Bruxelles, président de la commission anti-corruption à la Chambre de Commerce Internationale

 

b. Transposer les conventions internationales dans le droit national :

 

- Exemple de la France : Anne-José Fulgéras, ancienne magistrate, responsable conformité Banques Populaires

 

- Exemple de l’Algérie : Nabil Hattali, magistrat à la Cour Suprême

 

c. Assurer la transparence et l’intégrité dans le monde public : Michel Berson, président du Conseil Général de l’Essonne

 

d. Gouvernance d’entreprise et codes éthiques : Nasser Saidi, ancien ministre de l’Economie et des Finances du Liban, professeur à l’université de Beyrouth

 

Questions de la salle, débat avec les participants

 

 

12H30 - 13H30………. DÉJEUNER BUFFET (ouvert à tous les participants)

 

 

 

13H30 - 15H00 ……... TABLE RONDE N° 2: Comment mieux répondre au besoin des entreprises de disposer de nouveaux outils ? Modérateur : Yves Médina, déontologue, vice-président de l’ORSE

 

a. Le rôle de l’audit interne, exemple d’un groupe français, Michel Piaton, directeur audit interne

 

du groupe Total

 

b. Intelligence économique et prévention de la corruption, Philippe Montigny, International Development & Strategies

 

c. Les métiers de l’audit : nouveaux risques, nouvelles formations, Serge Villepelet, président PriceWaterhouseCoopers France

 

d. Investissement international et transparence financière, Stéphane Brabant, avocat HerbertSmith

 

e. Les règles bancaires et le contrôle de la conformité, Henri Quintard, responsable anti-blanchiment BNP Paribas

 

 

Questions de la salle, débat avec les participants

 

 

15H00 - 16H30………...TABLE RONDE N° 3 : Soutenir la recherche et l’enseignement supérieur, bonnes pratiques et retours d’expériences

 

Modérateur : François Lépineux, fondateur et ancien président de l’ADERSE

 

a. L’audit sociétal : nouveaux métiers, nouvelles qualifications : François Beaujolin, président de la Fondation Droits de l'Homme au Travail (Genève), Université Paris XII

 

b. Ethique et formation des administrateurs de société :

 

- Emmanuel du Boullay, président commission formation IFA (Institut Français des Administrateurs)

 

- Antonin Pujos, INSEAD, président club recherche IFA

 

c. Initiatives pilotes et nouveaux programmes universitaires :

 

- Université de Strasbourg : Chantal Cutajar

 

- Université Aix-Marseille : Gilles Duteil

 

- ESC Tours-Poitiers : Fabrice Mauléon

 

- HEC : Nicole Stolowy

 

 

Questions de la salle, débat avec les participants

 

 

16H30- 16H45 ………. PAUSE

 

 

16H45-17H30 ………. CONCLUSIONS DU COLLOQUE

 

 

- débat avec les participants,

 

- conclusions et propositions d’action, Daniel Lebègue, président de Transparence-International (France).

 

 

 

 

 

 

 

 

16/12/2005

Sauvons le droit d’auteur des universitaires !

Je publie bien volontiers cette lettre ouverte du Syndicat Autonome Droit, économie, Gestion, Science politique

 

 

Le 20 décembre prochain sera voté, à l'Assemblée Nationale, une grande loi sur le droit d'auteur. Il y a une procédure d'urgence, ce qui signifie qu'il n'y aura qu'une seule et unique lecture. Ce texte réforme notamment le droit d'auteur des fonctionnaires et n'exclut pas les universitaires, qui se trouveront donc soumis à ce nouveau régime (C. Caron, Menaces sur le droit d’auteur des universitaires, JCP, éd. G, 23005, act. 417). : le futur article L. 131-3-1 du Code de la propriété intellectuelle disposera que « dans la mesure strictement nécessaire à l'accomplissement d'une mission de service public, le droit d'exploitation d'une oeuvre créée par un agent de l'État dans l'exercice de ses fonctions ou d'après les instructions reçues est, dès la création, cédé de plein droit à l'État » alors même que la définition de « la mission de service public » de l’universitaire est interprétée de façon très large par la jurisprudence de sorte que tous les droits d’auteurs sont alors concernés, pour être automatiquement cédé, à titre gratuit en principe, à l’Etat. Même si le texte poursuit en précisant que « pour l'exploitation commerciale de l'oeuvre mentionnée au premier alinéa, l'État ne dispose envers l'agent auteur que d'un droit de préférence » lorsque l’œuvre est destinée à être commercialisée, la menace est grande et contient, dans son principe même un danger pour la liberté de création des universitaires, danger peu opportun au moment de relancer l’avenir de la recherche.
Il est possible que les nouveaux textes ne s'appliquent pas en pratique et que rien ne change. Il n'en demeure pas moins que les bases légales existeront si, d'aventure, les Universités s'intéressent à nos droits d'auteur. D'après l'expérience retenue dans certaines petites universités et dans des grandes universités pluridisciplinaires, le risque est cependant bien réel et pas seulement théorique. Pour l'anecdote, la question s'était déjà posée .... en 1720 et le Conseil du Roi avait alors protégé les universitaires en des termes que l'on pourrait utiliser de nos jours (v. article rédigé par le professeur Pfister, à paraître dans "Communication - Commerce électronique".
Déjà, bien de nos collègues ont pris parti et ont tenté de réagir, à titre individuel, écrivant un article dans des revues juridiques, rencontrant des ministres concernés, des députés.
Il apparaît, alors, qu’il est urgent d’agir. Nous allons demander qu’un amendement soit déposé pour adapter la réforme du droit d’auteur des fonctionnaires au statut particulier des fonctionnaires.

 

Merci, donc de relayer cette lettre ouverte, de la discuter, de la distribuer et de faire savoir les enjeux de cette action fondamentale et, surtout d’envoyer un mail à l’un des signataires pour permettre d’adresser une PETITION dans des délais brefs.

 

C. Caron, D. Truchet, O. Tournafond, D. Mainguy, Ph. Stoffel-Munck, T. Revet, J. Mestre, J.-J. Daigre, P.-Y. Gautier, G. Drago, J.-L. Respaud, Max Verbier, P.-H. Antonmattéi, P. Mestre du Chambon, M.-E. Ancel, etc.

 

C. Caron
Professeur à l’université de Paris XII
ch.caron@wanadoo.fr

 

D. Mainguy

Professeur à la faculté de droit de Montpellier,
Secrétaire général du Syndicat autonome
dmainguy@wanadoo.fr

 

P. Stoffel-Minck
Professeur à l’université Paris I
psm@mep.fr
O. Tournafond
Professeur à l’université Paris XII
BTOURNAFOND@aol.com