23/02/2007

Les vertus de la Social-Démocratie

LIRE MON COMMENTAIRE SUR LE PROGRAMME SOCIAL ET ECONOMIQUE DE BAYROU SUR "STRASBOURG, JE T'AIME" >>>>>>>>

01/02/2007

Bayrou dénonce les "déluges de promesses" des autres candidats

François Bayrou considère que l’affrontement camp contre camp a conduit la France dans la situation de crise où elle se trouve. C’est pourquoi le candidat à l’élection présidentielle propose de rassembler au-delà des clivages politiques traditionnels : l’Allemagne qui a choisi cette voie, est en train de se redresser. Enfin, François Bayrou a fustigé "le déluge de promesses" des autres candidats à la présidentielle et en particulier les baisses d’impôts annoncées alors que la dette publique est colossale.

François Bayrou veut mettre fin à "une habitude française" : celui qui remporte l’élection, possède tous les pouvoirs et en abuse ; celui qui perd, est exclu de tout. Cette situation a conduit, selon lui, à une double irresponsabilité : la majorité ne rend de comptes à personne, l’opposition n’a rien d’autre à faire qu’à critiquer en permanence. Cela "a conduit à la crise où nous sommes et que les Français paient – au sens propre – en termes de chômage et de pouvoir d’achat" a estimé François Bayrou.

 L’approche du candidat à l’élection présidentielle est toute différente : "Il s’agit de rassembler en respectant l’identité de chacun. Ce n’est pas parce qu’on est différent qu’on ne peut pas travailler ensemble", pourvu qu’on s’entende sur un programme de redressement. François Bayrou a pris l’exemple de l’Allemagne où le peuple a obligé la CDU et le SPD à travailler ensemble alors que les deux formations y étaient opposées : aujourd’hui, le gouvernement d’Angela Merkel obtient de très bons résultats.

 En France, le changement de système passe par l’élection présidentielle : il a expliqué que c’est le peuple qui décide de donner mandat à un candidat de rassembler au-delà de son camp comme l’a fait le général De Gaulle en 1958 et à la Libération. C’est ensuite au président élu de former "un gouvernement de redressement".

Les bons sondages à son égard s’expliquent, selon lui, par la rencontre qu’il est en train de vivre avec les Français : il sent une adhésion nouvelle à sa démarche. Et le respect qu’il porte aux Français, est plus important que les autres candidats. Il a estimé que dès l’instant qu’il y a un troisième candidat qui déstabilise le duo programmé, ses partisans font l’objet de tentatives de débauchage. François Bayrou a jugé "la campagne inquiétante" : il a fustigé "le déluge de promesses" qui dépasse, selon lui, les limites de ce qu’on a connu jusqu’ici. "Je trouve que c’est légitime que les autres candidats subissent une sanction" a estimé le candidat à l’élection présidentielle.

 Il a notamment jugé qu’il n’était pas sérieux de promettre des dizaines de milliards de baisses d’impôts comme le fait Nicolas Sarkozy alors que la France connaît un endettement record. François Bayrou a une nouvelle fois annoncé qu’il s’était juré pendant toute la campagne de parler de la dette et du déficit publics. Il a rappelé que la totalité de l’impôt sur le revenu sert à payer les intérêts de la dette : cela coûte en moyenne 2000 euros par an par ménage.

Interrogé sur la défense des services publics dans les zones rurales, François Bayrou a estimé que "c’est un combat très important pour la France et son équilibre" : "partout où ça va bien, l’Etat est hyper présent ; partout où ça va mal, l’Etat est absent" a déploré le candidat. L’Etat doit, selon lui, être présent partout, pas seulement pour assurer la sécurité mais également pour offrir les services publics à la population : c’est vrai pour les zones rurales comme pour les banlieues. Mais le candidat à l’élection présidentielle pense que les services publics ne doivent pas être organisés par secteur – poste, URSSAF, impôts… - mais de manière polyvalente : "C’est dans ce sens qu’il faut aller".

 

France Bleu

28/01/2007

PRESIDENTIELLES: Quand “Le Monde” illustre et explique le «Phénomène Bayrou »…

SUR MON BLOG POLITIQUE, Je reprends (avec son autorisation, bien sûr) en "TRIBUNE LIBRE", une analyse publiée par Daniel RIOT sur son Blog-Notes et sur son Euro-blog du Monde

« Entre Ségo et Sarko, je vote… Bayrou »

La « ringardise » politique se glisse  dans la droite anxiogène et faussement moderne et dans la gauche démodée et figée : elle n’est plus dans le « centrisme »  devenu «l’ extrême centre révolutionnaire »… L’offre Bayrou répond de plus en plus à une vraie demande  citoyenne…

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« Le Monde » consacre dans son édition datée de ce samedi une page entière consacrée à François Bayrou, ou plutôt au « Phénomène Bayrou ». Car phénomène, il y a. Un article original à partir d’ITW réalisées par Raphaëlle Bacqué. Des gens de toutes conditions et d’âges différents s’expriment en disant beaucoup de choses en peu de mots …

Déçus par le PS ou effrayés par la perspective de  Sarkozy à l’Elysée, ils ont un point commun :   « Entre Ségo et Sarko, je choisis… Bayrou ». A peine diffusé sur le web (réservé aux abonnés), cet article a déclenché une avalanche de réactions (le plus souvent favorables)  et a vite été classé « article le plus envoyé «  à des amis ou connaissances. En complément, Le Monde publie un petit reportage de Patrick Roger sur la « nouvelle UDF » qui mène une « campagne de la Renaissance ».

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FORCES ET FAIBLESSES DE FRANCOIS-LE-BEARNAIS

Cette page du MONDE est riche d’enseignements puisque les électeurs interrogés ne sont pas des militants UDF. La plupart des internautes non plus. Trois traits majeurs :

LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>>>>>>>>>>

17/01/2007

Le Non de Bayrou à la réforme du statut pénal du chef de l'Etat

A LIRE SUR mon Blog politique, "strasbourg, je t'aime" >>>>>>>>>>>>>

A Lire également le OUI à une réforme en profondeur des prisons, cette "honte de la République" >>>>>>>>

A Noter: L'Euroblog de Daniel RIOT sacré "blog du mois " par LE MONDE >>>>>>>>

19/12/2006

Présidentielles: SOS EUROPE!

A lire sur mon blog politique, "Strasbourg, je t'aime..." >>>>>>

A lire également:

*le diagnostic de Jean-Marie CAVADA sur la crise de la démocratie française >>>>>>

*Le soutien de Bayrou à la culture (et aux droits) des Berbères de France >>>>>

* Giscard d'ESTAING ce mercredi à STRASBOURG >>>>>>>

SUIVRE LES ACTUALITES DE l"UDF >>>>>>>>>>>>>

RAPPEL: La pétition en faveur de l'Europe de la JUSTICE >>>>>>>>

10/12/2006

Chevènement se rallie à Ségolène Royal: au détriment de l'Europe?

LIRE MON BILLET SUR "STRASBOURG, JE T'AIME..." >>>>>>>>>>>>>>&...

Quand ALSATOP fait parler Daniel RIOT sur la politique

Sur mon blog politique, vous avez peut-être déjà lu la chronique d'ALSATOP (Brèves de wynstub). Cette semaine Alsatop a fait une ITW de Daniel RIOT. Extraits:

DR"Je condamne  ou dépasse les faux clivages entre la droite et la gauche, hérités d’autre temps et d’autres mœurs. La droite ? La gauche ?  Qui peut aujourd’hui  donner des définitions qui dépassent les clichés ? L’ordre ? La justice ? Les nantis ? Les floués du progrès ? Les conservatismes sont autant à gauche qu’à droite. Et les progressismes sont autant à droite qu’à gauche… Ceux qui cultivent ces lignes de front sont tous des conservateurs d’un Ordre injuste qui les arrangent. Et ne parlons pas de celles et de ceux qui minent la Démocratie représentative en cédant aux sirènes des "démocraties directes, participatives, d'opinions, de suivisme, de sondocratie, de mediacraties," de toutes ces variantes de la MEDIOCRATIE. Assumer le Pouvoir, ce n''est pas caresser dans le sens du poil, ce n'est pas "je suis le chef donc je les suis", ce n'est n'est pas"je pense ce que les Français pensent", ce n'est pas, pour mal résumer et simplifier,  la sarkodémagogie ou la ségodémagogie

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MOI :   Vous voilà donc au Centre du Centre, avec Bayrou ? 

Réponse DR :  Pas encore. Parce que Bayrou est (peut-être trop) en avance sur ses troupes, ses supporters, ses sympathisants, ses militants… Trop de faux-nez et de faux-culs ! Trop d’opportunistes ! L’unanimité apparente au sein de l’udf « libre », en dehors de l’exception De Robien, est trompeuse. Très franchement, je me sens très proche de Bayrou, mais pas assez de l’udf ! D’ailleurs, il faut rester franc vis-à-vis de soi…Si Dsk avait été désigné par le PS ne serais-je pas plus proche aujourd’hui des socialistes que des centristes ? Si De Villepin était à la place de Sarkozy, n’hésiterais-je pas  dans mes choix ? Je ne suis pas quelqu'un qui adhère "comme les huitres et les sots", selon la formule de¨Paul Valéry (notre photo)... Tout choix est d'abord un examen de conscience de celui qui choisitmedium_valery_2.JPG

MOI: Pourtant, voter, c'est choisir. Et choisir, c'est éliminer..

Réponse DR:  Vous avez raison, en partie... Je pense qu’au premier tour, le seul « vote utile » (et respectable), c’est un vote  de partage, d’empathie, d’élan… sinon il faut renoncer à l’élection directe du Président de la République et à une incarnation républicaine du « corps du Roi » … « Au premier tour, on choisit ; au deuxième, on élimine » : ce n’est pas un slogan…Ce doit être une règle. La campagne n’est pas terminée : elle ne fait que commencer. Si le vote avait lieu aujourd’hui, je voterais Bayrou, oui…Mais nous ne sommes pas encore en 2007. »

LIRE LA CHRONIQUE D'ALSATOP >>>>>>>>>>>

07/12/2006

"Pourquoi je choisis Bayrou", par Jean Peyrelevade

Sur mon site politique (Strasbourg je t'aime...Le Jardin de la démocratie"), deux articles du Monde très intéressants:

1) Jean Peyrelevade choist Bayrou.Et il dit pourquoi... Un soutien de poids pour "La France de toutes nos forces". Ancien directeur de cabinet, grand patron, auteur de plusieurs livres (dont l'un a été sacré "livre économique de l'année", "LE CAPITALISME TOTAL", au Seuil), chroniqueur à l'EXPRESS, estime que seul Bayrou peut réusir les réformes dont la France a besoin dans une Europe bloquée et dans un monde qui change... >>>>>

2) François BAYROU dénonce les "appareils du PS et de l'UMP" et explique sa stratégie pour qu'une "page se tourne vraiment" >>>>>>>

02/12/2006

BAYROU Candidat: "LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES"

 Je reproduis ici en document le texte de la déclaration de François BAYROU à la présidence de la République. J'en ai fait un commentaire "àchaud" sur mon blog poitique.>>>>>>>>>>

"Mes chers amis,

Votre présence en cet instant est précieuse pour moi.

Je vous ai invités en cet endroit que j’aime, où j’ai des racines, la place républicaine d’une mairie de village, dans les Pyrénées, un endroit à la fois beau et simple, pour vous dire ceci, qui m’engage, et qui va, pour beaucoup d’entre vous, vous engager aussi.

Je suis candidat à la présidence de la République.

Dans cinq mois, chacun des citoyens français, femmes et hommes, va choisir et décider.

Ces cinq mois sont très importants pour notre pays. Ces femmes et ces hommes, je vais aller les voir, les rencontrer, sinon tous, du moins le plus possible, leur parler à la télévision et à la radio, sur internet, dans la presse écrite, pour les convaincre de ceci : il faut que la France prenne un autre chemin.

Pendant ces années, les gouvernants, perdus dans leurs querelles, n’ont eu ni la volonté ni le courage nécessaires. Mais ce sont les Français qui ont payé les pots cassés.

Ce sont les Français qui sont au chômage. Deux millions d’entre eux, plus un million trois cents mille rmistes, plus les Ass et les minima sociaux divers, en tout quatre millions des nôtres.

Ce sont les Français qui paient la dette. 1150 milliards d’euros, qui coûtent tous les mois à chaque Français au travail, tous les mois 200 € en moyenne.

Ce sont les Français qui voient monter la violence. Nous avons des banlieues où la police ne peut plus entrer, avec des services publics disparus, et des générations détruites au point qu’elles en viennent à se glorifier de faire brûler des voitures, des commissariats, des bus. Et parfois, dans les bus, il y a des jeunes filles transformées en torche vivante. Et dans la cité de l’Ousse des Bois, il y a quelques mois, ce sont deux policiers qu’on a failli faire brûler.

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La couleur de la peau, comme la religion ou l’origine, est redevenue une obsession. Les noirs se sentent sous-estimés, et dans certains quartiers, ce sont les blancs qui se sentent mal vus.

Les fins de mois sont de plus en plus difficiles et, des petites retraites jusqu’aux salaires moyens, personne n’arrive plus à joindre les deux bouts.

Les chercheurs français prouvent qu’ils sont parmi les meilleurs du monde, mais c’est dans les laboratoires américains. Nous les avons formés, et ils les utilisent. Les créateurs d’entreprise qui ont réussi vont s’installer, les uns après les autres, en Belgique. Tout cela, c’est la substance de la France qui s’en va.

L’Europe qui était notre espoir est devenue notre découragement. Elle est sans inspiration, puisque l’inspiration ne peut venir que de la France.

Voilà notre pays, et j’en passe, et j’en oublie. Voilà sa situation réelle.

Chacune de ces crises est à elle seule immense. Chacune nécessiterait un immense effort national. Et nous, nous devons maintenant les affronter toutes ensemble.

C’est pourquoi on ne peut plus continuer dans la guerre civile ridicule et sourde d’une moitié du pays contre l’autre.

Chaque semaine, à l’Assemblée nationale, Voir la moitié de l’Assemblée, avec le doigt accusateur, qui hurle : « c’est la faute de la gauche ! ». Et voir l’autre moitié, avec la même violence, hurler : « c’est la faute de la droite ! », d’abord on se dit que c’est ridicule, et puis on éprouve un sentiment de honte…

Ce sont, pour la plupart, des gens intelligents, ils se sont succédés au pouvoir, sans aucune interruption, depuis vingt-cinq ans. C’est la politique comme nous la faisons depuis cinquante ans qui les rend bêtes.

On ne peut pas continuer comme cela.

Je ne crois plus à cette guerre de la moitié de la France contre l’autre.

Les uns vous disent qu’il faut d’urgence battre la droite pour que ça aille mieux. Les autres qu’il faut à tout prix préserver la France de la gauche.

Et moi je dis : tout cela est vain. Ce n’est plus à l’échelle des problèmes. Ce n’est plus à l’échelle du temps.

Pour donner une chance à la France, il faut prendre le meilleur et les meilleurs.

Ce que nous avons à faire est si difficile qu’il faut une volonté ferme capable de fédérer un soutien large.

Désormais, nous n’avons plus le temps de la querelle et de la guerre des camps. Nous n’avons plus le temps de continuer à nous invectiver, de défaire perpétuellement ce que les autres ont fait, avant qu’ils ne défassent à leur tour ce que vous allez faire.

Il nous reste une chance, une seule : rassembler notre pays, fixer des objectifs raisonnables et républicains, nous regrouper et faire reculer, pas à pas, mètre par mètre, avec acharnement, les échecs et le déclin.

Mais la division n’est pas seulement entre ces deux camps politiques. La division a pénétré partout dans notre société, en recherche perpétuelle de boucs émissaires. Pour l’un, les coupables, ce sont les juges qui sont tantôt laxistes, tantôt trop rigoureux. Pour l’autre, ce sont les professeurs qui ont trop de temps libre et se font payer grassement leurs heures de cours particuliers par des sociétés cotées en bourse. Pour d’autres, ce sont les syndicats qui sont coupables. Pour d’autres, ce sont les fonctionnaires. Pour d’autres, ce sont les paysans qui polluent. Pour certains, ce sont les écologistes qui abusent. Pour d’autres, ce sont les musulmans qu’il faut cibler, pour d’autres, l’obsession c’est le lobby gay…

Tout cela, cette recherche éperdue de boucs émissaires, c’est le signe d’un peuple qui va mal.

J’ai passé une partie de ma vie à réfléchir sur Henri IV. Si je l’ai tant aimé, ce n’est pas parce qu’il était béarnais, né dans le château que vous apercevez dans le lointain. Si je l’ai aimé, à quatre siècles de distance, c’est qu’il a voulu et accompli la réconciliation de son peuple, alors que tout conduisait à ce qu’il continue à se haïr.

L’esprit de rassemblement et de réconciliation, c’est ma conception de la fonction de chef d’État.

C’est le plus urgent besoin de la France.

Et il est des responsables publics qui le savent. Ce sont les maires, tous les jours, dans tous les villages de France.

Si je suis élu, je nommerai au gouvernement une équipe pluraliste, équilibrée, des démocrates, femmes et hommes, venus de bords différents avec mission de mettre en œuvre le même projet républicain, et cela non pas malgré leurs différences, mais en s’appuyant sur leurs différences.

Chacun gardera ses valeurs. Tant mieux ! Car on a besoin des valeurs des uns et des autres. L’esprit d’entreprendre, le goût de l’ordre, on les classe à droite ; la solidarité, l’égalité des droits, à gauche ; la tolérance, l’équilibre et l’équité, au centre. Nous avons besoin de toutes ces valeurs, en même temps. Et les écologistes ont raison de rappeler que nous sommes embarqués sur une petite planète, comme une Arche de Noé dans l’univers, et que nous sommes comptables de l’air qu’on y respire et des espèces, chacune des espèces, qui y sont embarquées, y compris la nôtre, l’espèce humaine à tête dure.

Ces valeurs, il faut cesser de les regarder comme antagonistes, il faut se rendre compte qu’on a besoin de les faire vivre ensemble.

Le temps des grandes querelles idéologiques, pour le moment, est derrière nous.

D’autant plus que nous, peuple français, nous avons un modèle de société qui est lui-même en péril, notre modèle de société républicain : si nous voulons le sauver, il va falloir mener le combat.

La pression du modèle matérialiste est immense et en face de ce modèle où l’argent est la valeur dominante, liberté, égalité, fraternité, cela ne pèse pas lourd.

Mais je dois vous dire, pour que tout soit clair entre nous, que ce sont mes valeurs. Que je suis de ce côté là. Et que je ne suis pas près d’y renoncer.

Reconstruire la République affaiblie, réimplanter l’État là où ça va mal dans la société française, notamment dans les banlieues, équilibrer les finances publiques qui sont à bout de souffle, soutenir l’esprit d’entreprise, l’esprit de création, l’esprit de recherche, sortir de l’exclusion le million trois cent mille Rmistes en leur offrant non seulement un chèque de survie mais une activité, faire respecter et progresser l’école républicaine et non pas la mépriser, faire respecter et mieux armer la justice de notre pays, permettre aux femmes de mieux vivre leur vie multiple, combattre la solitude et la violence qui nous minent, reprendre à la base l’idéal européen, tout cela c’est un effort immense.

Cet effort ne peut être conduit avec succès que par des volontés républicaines qui acceptent de travailler ensemble.

Et elles ne travailleront ensemble qu’autour d’un président ayant reçu pour les fédérer un mandat du peuple. Personne ne résiste à la décision clairement exprimée du peuple souverain. Le peuple donne mandat au président et le président organise le gouvernement nouveau et la majorité nouvelle.

Voilà la clé de cette élection. Voilà la clé de ce changement d’ère politique.

C’est une constante dans notre histoire. Chaque fois que la France a voulu se redresser, c’est cette voie qu’elle a choisie. C’est ce qu’a imposé Charles de Gaulle à la Libération et en 1958. C’est ce qu’ont voulu Pierre Mendès-France, Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Barre, Michel Rocard et Jacques Delors.

Ne croyez pas que ce mouvement soit seulement français et que la France quand elle l’entreprendra sera pionnière et isolée.

Mes chers amis, partout autour de nous, les peuples, contre tous les pronostics, imposent ce choix à des gouvernants rétifs. Cela vient de se produire, vous le savez, dans le plus grand pays de l’Union européenne, chez nos voisins allemands. Cela vient de se produire en Autriche, cela vient de se produire aux Pays-Bas. Cela se produira en France.

Bien sûr, c’est un peu plus difficile en France, en raison de nos institutions verrouillées. Mais nous allons les déverrouiller.

C’est un mouvement des temps ! Les peuples ont compris plus vite que leurs dirigeants que le temps du simplisme est révolu. Que le monde est complexe. Que la société éclate en archipels, tous différents, chacun avec sa logique, ne comprenant pas les autres, et qu’il faut beaucoup de compréhension, beaucoup de tolérance, pour les rassembler et les faire vivre ensemble. Les peuples l’ont compris parce qu’ils le vivent et d’abord dans leur famille.

C’est pourquoi ils disent à leurs dirigeants : s’il vous plaît, montrez-nous l’exemple.

C’est cet exemple que j’ai choisi d’incarner, aidé par votre soutien et votre amitié, aidé par la magnifique équipe qui m’entoure, et aidé par les miens. La France n’a pas seulement besoin d’un changement de visages ou de génération. Elle a besoin de changer de logique. Elle a besoin de temps nouveaux.

Nombreux sont ceux qui disent : nous aimons la France de toutes nos forces. Aujourd’hui elle a besoin de toutes nos forces. Je m’engage et nous nous engageons à les réunir pour servir notre peuple et notre pays."

VOIR MON BILLET STRASBOURG,JE T'AIME >>>>>>>

12/11/2006

Réflexions autour du Conseil national de l'UDF...

A LIRE SUR MON SITE POLITIQUE >>>>>

LE SENS DES MOTS:LIBERAL, REFORME, HUMANISME ET DE L'EXPRESSION "VIVRE ENSEMBLE"... Je reprduis ici ma conclusion:

"La politique telle que je la conçois,( la nouvelle façon de faire de la politique telle que je la pratique), a un point commun avec le Droit  : elle donne du sens au mot « valeur » et elle est l’outil d’un « Vivre ensemble » digne de ce nom. C’est l’esprit même qui règne à l’UDF. Un esprit qui n’a rien à voir avec les états d’esprits qui règnent, à droite et à gauche, dans des coalitions d’intérêts et d’ambitions qui sont plus préoccupées par la conquête de pouvoirs que par l’exercice du pouvoir"

LIRE L'ARTICLE >>>>>>>

A LIRE AUSSI, BIEN SÛR, LE DISCOURS DE CLÔTURE DU CONSEIL NATIONAL DE L'UDF DE FRANCOIS BAYROU >>>>>

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EXTRAITS
"Nous nous sommes mal dirigés. Ou nous avons été mal dirigés.

Nous avons été dirigés ces vingt-cinq dernières années exclusivement, alternativement ou ensemble, par deux partis politiques, le Parti Socialiste de François Mitterrand et de ses successeurs, et le RPR devenu UMP, le parti de Jacques Chirac, de ses héritiers devenus ses ennemis. Tout le reste alors, les formations politiques épisodiquement présentesdans ces coalitions, y compris nous lorsque nous avons participé au gouvernement, tout le reste n’était qu’alibiCes deux partis ont eu entre les mains, alternativement ou ensemble, tous les leviers de commande depuis 25 ans.

Et il est intéressant de regarder ce qu’ils ont en commun. On trouvera alors, sans doute, pourquoi ils ont échoué. Ce qu'ils ont en commun, c'est cela :

  1. Tous les deux ont méprisé la société civile et ont concentré tous les pouvoirs entre leurs mains.
  2. Tous les deux ont refusé un Parlement digne de ce nom.
  3. Tous les deux ont voulu à chaque alternance défaire ce qui avait été fait par le précédent.
  4. Tous les deux ont dit - il suffit de regarder les questions d'actualité, le mardi et le mercredi à l'Assemblée Nationale - que si ça allait mal, c’était la faute de l’autre.
  5. Tous les deux ont voulu la bipolarisation, et tous les deux ont perpétuellement choisi des gouvernements minoritaires.

Cette phrase vous fait certainement lever le sourcil ? Je voudrais m’arrêter une seconde, à cette idée qui n’est jamais examinée, et selon moi est cruciale. Je vous avoue que je n’aime pas beaucoup la bipolarisation. Je la trouve stupide, comme si on voulait écrire la musique avec deux notes. Je la trouve simpliste, comme si on voulait rendre toutes les couleurs avec du noir et du blanc. Je la trouve fausse, parce que la vie nous apprend tous les jours que rien n’est tout noir ou tout blanc.

En plus, ce modèle politique-là est parfaitement identifié, on sait d'où il vient. C’est le modèle politique américain, qui suppose une organisation complètement différente de la vie politique, avec d'un côté un fédéralisme, de l'autre une participation des citoyens, des citoyens et non pas des adhérents, à la vie interne des partis par l’organisation de primaires publiques ouvertes.

Je n’aime pas ce modèle, en particulier à cause de l'asservissement à l'argent, les millions de dollars qui font la réalité de la vie politique américaine. Mais quand il marche, là où il est utilisé - et je rappelle que ce n’est nulle part sur le continent européen - il suppose au moins une donnée. C’est que les deux partis représentent plus ou moins 50 % du corps électoral. La bipolarisation, c’est 50 contre 50. De sorte que quand ils gouvernent, il y a un gouvernement majoritaire.

Je vous demande de réfléchir à ceci : en France, on prétend nous faire de la bipolarisation, mais la puissance des extrêmes fait qu'on ne travaille pas à 50 contre 50, mais à 30 contre 30, et parfois à 20 contre 20.

La force de l’extrême droite dans toutes ses composantes, autour de 20 %, de l’extrême gauche dans toutes ses composantes, idem autour de 20 %, cela a une conséquence : les vainqueurs, quand ils prennent le pouvoir, ont au mieux le soutien de 30 % au maximum, et se retrouvent au bout de trois mois avec un soutien de 20 % des électeurs. Les partis que nous appelons majoritaires sont en fait des partis perpétuellement minoritaires, et c'est parce qu'il n'y a pas de majorité qu'on ne peut en France ni gouverner, ni conduire de réformes.

Je m'adresse à tous nos concitoyens : on ne peut pas gouverner courageusement avec un soutien aussi minoritaire. On se réfugie dans la concentration de tous les pouvoirs entre les mêmes mains, mais quand on n’a aucune légitimité, c’est un grand risque ! Voilà pourquoi aucune réforme n’est possible en France.

Et voilà pourquoi il faut une démarche politique radicalement nouvelle !

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Ou plus exactement, il faut retrouver une démarche politique qui a été bienfaisante dans notre pays chaque fois qu’elle a été utilisée.

Il faut choisir le rassemblement, et tourner le dos aux divisions artificielles. Il y a des divisions justifiées. Pendant longtemps, le rideau de fer a marqué la frontière de l’affrontement entre ceux qui acceptaient le totalitarisme soviétique ou faisaient semblant de l’accepter, et ceux qui voulaient la démocratie de liberté. Cette frontière était juste et nous nous sommes battus sur cette tranchée, pour la liberté et contre le totalitarisme, assez longtemps pour n'avoir pas de leçons à recevoir.

Mais ces frontières ne sont plus de saison. Il faut que revienne l’esprit de rassemblement.

Chaque fois que la France a été l’otage d’une lutte de partis, d'une moitié de la France contre l’autre, chaque fois, elle a été conduite sur le mauvais chemin. Chaque fois au contraire que ses responsables ont cherché à la rassembler - et je vais prononcer de grands noms - Pierre Mendès-France, Charles de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing, chaque fois, elle a fait de meilleurs choix."

LE DISCOURS A TELEDECHARCHER  (en pdf) >>>>>>

 

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