10/07/2006

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2006 : ON NE PEUT EN RESTER LA …

 

 

 

La coupe du monde 2006 a pour la France et les français un goût amer non pas tant à cause de la défaite de l’équipe de France qui n’est que le fruit du hasard, tous les commentateurs avertis s’accordent en effet pour dire que notre équipe a dominé tout le jeu à partir de la deuxième mi-temps.

 

 

L’amertume, la tristesse et parfois la colère vient de l’incompréhension provoquée par le coup de tête porté par Zinedine ZIDANE à Marco MATERAZZI, et dont on ne sait toujours rien des raisons qui ont pu motiver ce geste.

 

 

Les audiences pénales des juges de proximité sont pour 75 %, le théâtre de contentieux du même ordre où le prévenu poursuivi pour violence volontaire n’ayant provoqué aucune Incapacité de travail et qui, à la barre tente de justifier son geste en disant « je l’ai frappé parce qu’il « m’a mal parlé » ». Derrière ce pudique « il m’a mal parlé » le juge découvre une insulte parfois à caractère raciste proférée par la victime du coup porté. Or, cette insulte constitue elle aussi, une infraction pénale qui expose son auteur à des sanctions pénales.

 

 

Commence alors, le travail d’explication de la loi. L’insulte ne peut jamais justifier des violences volontaires. Le coup porté ne fait pas non plus disparaître l’insulte. Les protagonistes comprennent alors que chacun pour sa part a contribué à créer la situation qui les a conduit devant lui et qui engage leur responsabilité pénale.

 

 

Il ne s’agit pas ici bien évidemment de suggérer de poursuivre les protagonistes devant le juge. Mais il est clair que la situation ne saurait rester en l’état et que Zinedine Zidane ne peut pas se cantonner dans une posture de mutisme qui laisse libre court à toutes les interprétations, y compris la pire, qui serait que le geste n’ait pas été provoqué par une parole qui puisse expliquer la violence. Les enjeux, on le pressent, dépassent largement la sphère de sa seule personne, c’est l’image du sport, le modèle que Zinedine Zidane incarne pour des millions de personnes, jeunes et moins jeunes, qui sont aujourd’hui en jeu.

 

 

Une voie de sortie est possible sous l’égide de la FIFA dont l’une des missions est de veiller au respect des standards internationaux du sport que sont l'égalité, le respect mutuel et la non-discrimination. Elle devrait initier une véritable médiation entre Zinedine ZIDANE et Marco Materazzi pour amener les deux joueurs à reconnaître leurs actes et paroles comme constituant une violation des règles les plus élémentaires du respect mutuel et à exprimer dans le cadre d’une conférence de presse commune leurs regrets. Le football et les deux hommes en sortiraient grandis et c’est cette image que des millions de personnes retiendront alors de la finale 2006 de la coupe du Monde de Football.