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27/03/2007

LES CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE ET LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Les principaux candidats à l'élection présidentielle s'engagent derrière Transparence International France dans la lutte contre la corruption (26/03/2007)

A la demande de Transparence International France, les candidats à l'élection présidentielle François Bayrou, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et Dominique Voynet ont pris des engagements en matière de lutte contre la corruption.
Selon l'association, seul Philippe de Villiers a refusé de répondre au questionnaire qu'elle lui avait soumis et quatre candidats n'ont pas répondu (Arlette Laguiller, José Bové, Frédéric Nihous, Gérard Schivardi). Sur deux questions, les avis divergent.
Sur le secret-défense, cinq candidats se sont déclarés favorables à une réforme de la procédure, à l'exception de Nicolas Sarkozy qui n'estime pas cette réforme indispensable en l'état, selon TI France. En outre, François Bayrou, s'il est favorable à une réforme du système, est opposé à la proposition tendant à conférer un pouvoir de décision à la Commission consultative du secret de la Défense nationale.

Sur la question des mandats successifs, plusieurs candidats disent ne pas établir de lien direct entre la limitation du nombre de mandats successifs et la réduction des risques de corruption, alors que TI France juge que "l'alternance politique favorise la transparence des gestions mais aussi la sanction des irrégularités".

François Bayrou, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy se disent donc opposés à sa proposition d'instaurer une "limitation de l'éligibilité pour la même fonction élective à deux mandats successifs", selon l'association, qui ajoute que Marie-George Buffet ne se prononce pas.

Cinq candidats se disent en revanche favorables à ce que soit porté à "dix ans le plafond de la peine complémentaire d'inéligibilité pour les élus condamnés pour faits de corruption", sauf la socialiste Ségolène Royal qui s'y oppose. "Quand un élu est corrompu, c'est toute la démocratie qui est en péril" mais "il faut respecter un principe de notre droit: l'adaptation de la peine au cas traité", a-t-elle jugé, selon TI France.
De son côté, Nicolas Sarkozy ne se prononce pas: "Cinq ans ou dix ans, je crois que c'est une différence plus symbolique que réelle", répond-il.
Par ailleurs, à la différence de ses concurrents, le candidat UMP ne souscrit pas à la proposition de rendre annuelle la déclaration de patrimoine des élus, tout en se disant en revanche favorable, comme les autres, à la proposition d'étendre la déclaration aux revenus et avantages en nature liés à la fonction, indique TI France.
La section française de Transparency International assure dans son communiqué qu'elle "s'assurera de l'application effective des engagements pris". (Source :
http://www.secure-finance.com)

Commentaires

La droite commence à montrer son vrai visage. D'ailleurs aujourd'hui même, à l'occasion de la journée du sommeil (un événement pourtant, a priori, bien anodin), Le Pen, Mégret et De Villiers signent leur première déclaration commune.

Tous les détails sur le blog www.thedino.org

Ecrit par : ernest | 28/03/2007

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