02/10/2006

Ma rentrée politique vue par les DNA

medium_chantal.jpgSérénité ? Oui. Bien sûr. J’ai avec moi, la force de mes convictions.

Détermination ? Bien sûr. Je sais ce qui me fait agir. Une autre façon de faire de la politique pour imposer une autre Politique. Pour contribuer à ce « refondement » ou plutôt à cette « Refondation » de la « Démocratie » qui est au cœur du projet « Républicain » de François Bayrou pour le XXI ième siècle, de cette UDF « libre » qui réinvente le Centre, un « centrisme » non « mou », mais « central ».

L’Alsace a une tradition dite « centriste » qui remonte à loin. A cet « humanisme rhénan » qui peut être « central » dans la Renaissance alsacienne, française et  européenne qu’il nous faut. Ce ne sont pas là des mots creux, vides de sens. Ce sont des constats d’avenir à partir du passé. Malraux avait raison : « le patrimoine, c’est la conservation et la révolution, la tradition et l’innovation ». Le respect et la métamorphose.  

Remettre au premier plan de toute action (politique, économique, sociale, culturelle) ce « Principe  d’Humanité » qui a joué un rôle si décisif dans « l’espace rhénan » synonyme d’ouverture est au centre des motivations, des propositions et des actions de « l’UDF  libre » que Bayrou préside et anime. Et dans laquelle je me reconnais pleinement. En juriste qui sait que « le droit n’est pas toujours synonyme de justice ». En universitaire qui mène des actions de terrains. En femme d’actions qui ne confond pas « proximité » et promiscuité. En femme « engagée » qui a de la politique une conception idéaliste et non carriériste. En citoyenne qui sait que selon la formule de Jean Monnet, il faut en tout et pour tout « marier l’idéal et la nécessité »…

Tout doit partir des constats de réalité. Je le sais. « On ne pisse pas contre le vent », disait de Gaulle. « Les faits sont têtus », constatait Lénine.. « Voir la réalité telle qu’elle est et non telle qu’on la souhaite », exhortait Robert Schuman. Mais « ne jamais se résigner à des réalités dérangeantes », comme disait Pierre Pflimlin.

« Toujours regarder vers le haut, vers le mieux, vers le plus »…C’est en cela que le « centrisme »alsacien  est d’abord un idéalisme et un progressisme. C’est ce qui me conforte dans mes choix, personnels et politiques, Strasbourg et l’Alsace comme « terre de vie », comme « patrie », comme « matrice ». Comme terroir de vie  d’avenir choisi et non subi. Comme horizon d’actions et de rêves.

Tout le sens de mon « discours de rentrée politique » (ou plutôt de ce qu’il faut bien appeler ainsi) était là. Merci à Christian Bach des dna, des « Dernières Nouvelles d’Alsace ») de l’avoir bien compris. Je reproduis ici son article publié dans la rubrique « Sur le vif », dans les pages dites « locales »

« Pas un mot sur le « tandem » et la politique municipale. Pas même une allusion aux dissensions au sein de l'UDF strasbourgeoise, où s'opposent les centristes alliés à Fabienne Keller et ceux qui se disent « libres ». Chantal Cutajar a fait sa rentrée politique en toute sérénité et sans esprit polémique, jeudi soir, devant un parterre de quelques dizaines de personnes qui l'ont chaleureusement applaudie.

L'ancienne adjointe au maire, démise de ses fonctions, souvent raillée par ses collègues d'hier au conseil municipal de Strasbourg, ne désarme pas. Elle cite abondamment François Bayrou, développe son discours centriste, « humaniste » et social, plaide pour l'indépendance à l'égard du PS et de l'UMP.

De François Bayrou,  elle attend qu'il fasse d'elle, en octobre, la candidate de l'UDF dans la première circonscription de Strasbourg, aux élections législatives. Elle compte bien tirer son épingle du jeu, d'autant mieux que Robert Grossmann renonce à la partie et que le « tandem » a choisi une candidate encore peu connue, Frédérique Loutrel, pour défendre les couleurs de l'UMP.

Bien isolée au conseil municipal, peu soutenue dans un monde politique qu'elle ne fréquente finalement que depuis quelques années, Chantal Cutajar va disputer aux UDF alliés à Fabienne Keller (Anne Schumann, Laurent Spiero, Frédéric Le Jehan, Harry Lapp...) l'héritage centriste strasbourgeois.

L'enjeu est vital pour elle. Il est de taille aussi pour le maire et le président de la CUS qui feront tout pour conforter leur bloc majoritaire et éviter une dispersion de l'électorat centriste.

Si la rentrée est sereine. Le suite risque fort d'être semée d'embûches de toutes sortes ».Christian Bach

 

 

medium_bayrou_2.jpgJe  le sais plus que toute autre : comment la suite ne serait-elle pas semée d’  « embûches » ? Je commence à avoir (sérieusement) l’expérience des « peaux de bananes » en tous genres.

Mais je sais aussi qu’en Alsace plus qu’ailleurs les convictions et les idéaux peuvent l’emporter sur les vices de l’arrivisme, de l’opportunisme, du carriérisme et des lois implacables du « microcosme » (comme disait Barre)…

 Je n’ai qu’une qualité : celle de la sincérité de mes engagements. Et de celle de la fidélité à mes idéaux…Je ne dispute à personne « l’héritage centriste strasbourgeois ».

J’essaie de m’en montrer digne, vraiment et sincèrement. Et ce n’est pas rien. Ce n’est pas un hasard si Bayrou à travaillé avec Pierre Pflimlin… L’imposture est détestable en tout, surtout en politique…Je reste sereine et déterminée, malgré les imposteurs…Sans doute parce que j’ai une foi peu commune en la nature humaine, sans naïveté, mais avec générosité.

 

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