04/01/2005
Lettre à mes amis de l'UDF
Au-delà des vœux pour 2005:
Un engagement déterminé et constant
Pour des Etats-généraux de l'Union "constituée"
Le referendum sur le projet de traité constitutionnel de l’Union européenne aura lieu avant l’été. Pour nous le temps presse donc : la mobilisation militante dans nos rangs, doit être davantage qu'une obligation: une mission. Nous sommes les héritiers de Robert Schuman, d’Adenauer, de Gasperi et d’autres pères fondateurs d’une Europe toujours en chantier. C'est le moment de nous en montrer particulièrement dignes.
C’est cette échéance du premier semestre qui m’incite à compléter les vœux traditionnels par ce courrier qui vise en premier lieu à vous informer que je suis prête à consacrer temps et énergie pour participer aux campagnes d’informations et de convictions, aux débats d’explications et de confrontations aux diverses manifestations de sensibilisation que les institutions, l’UDF, les associations, les syndicats et les organisations organiseront.
Mes compétences juridiques, mes travaux sur l’espace judiciaire européen, mes connaissances et réflexions sur la « construction européenne » peuvent être utiles. Je me fais un devoir citoyen de les mettre au service de notre mouvement qui, grâce à François Bayrou, vient de créer un « parti démocrate européen » répondant à un réel besoin.
Mon enthousiasme européen, qui n’exclut en rien bien sûr un esprit critique sur l’Europe « telle qu’elle est se fait » a été déterminant dans mon engagement à et dans l’UDF. A quelques mois d’une échéance capitale, c’est dans nos rangs plus qu’ailleurs que la première mobilisation doit être militante. C’est en militante que je parle et que j’agirai. En sachant que nous saurons nous rassembler, unir nos forces, utiliser pleinement la complémentarité de nos compétences et de nos centres d’intérêt respectif au service de la « cause européenne ».
Un drapeau européen brandi avec fierté
Dans ses « Mémoires », Pierre Pflimlin regrettait que les « centristes » aient mis « trop souvent leur drapeau européen dans leurs poches ». Ce n’est heureusement plus le cas. L’occasion de conforter notre image de parti de l’Europe, de parti moteur d’une Europe en mouvement soucieuse de maîtriser son destin, de s’unifier « pas à pas » selon la sagesse réaliste de Robert Schuman est trop belle et trop décisive pour le « futur européen » pour que nous soyons timorés, sur la défensive, sur la réserve.
Je l’argumenterai en d’autres occasions : c’est un OUI enthousiaste, car constructif que nous devons, à mon avis, prôner. En tirant parti de la campagne pour dessiner l’Europe de nos desseins. Pour que notre OUI ne soit pas de résignation mais de stimulation. Pour que notre OUI soit l’affirmation d’une Europe confiante en elle-même, non « vieille » mais riche d’expériences et dynamique, authentiquement moderne. Pour que notre OUI soit d'exigence, de revendication et de proposition. Je pense , bien sur, à cet "espace de Justice" européen qui reste à faire, mais pas seulment. La Constituion, si indispensable, n'est qu'une règle du jeu et une boite à outils. Elle n'est que les moyens de nos ambitions. Précisons nos ambitions et confrontons-les à celles des autres.
D'où l'idée lancée depuis Strasbourg de prévoir d'ores et déjà de réunir les premiers "Etats généraux" de l'Union "constituée". Dans le même esprit que la "Convention" mais avec une participation plus grande encore de toutes les forces vives de l'Europe et des pays qui la composent, préparons les chantiers que la Constitution ouvre et autorise. Cette perspective donnera d'ailleurs à la campagne pour le referendum une dimension nouvelle plus concrète. Elle donnera surtout à notre OUI une consistance supplémentaire. Et confirmera qu'il est un OUI d'action , non de résignation.
Accélérer et renforcer l'Union
Les jeunes trouvent que l’Europe unie est trop inachevée, ne se construit pas assez vite : ils ont raison. Une victoire du OUI à la Constitution nous en donnera l'occasion : accélérons et renforçons l’Union européenne. « Ce n’est pas l’histoire qui va trop vite, c’est nous qui n’allons pas assez vite » avait lancé Pierre Pflimlin à la suite d’un commentaire de résignation de Mitterrand au moment de la Chute du Mur. Son constat est encore plus vrai aujourd’hui.
Ici, à Strasbourg, n’oublions pas l’esprit imaginatif et créatif qui fut celui de Pierre Pflimlin : c’est sous sa présidence qu’en 1989, grâce au rapport Spinelli, le Parlement européen a lancé l’idée d’une Constitution européenne. Que l’ancien maire de la capitale de l’Europe citoyenne nous inspire toutes et tous dans les mois qui viennent et qui vont passer très vite…
Des idées simples du local au global
L’engagement politique pour être crédible suppose de faire des choix au service des idées que l’on défend. Les idées auxquelles je crois sont simples. Dialogue – concertation – proximité – justice. Cela est vrai au niveau local comme au niveau global.
Pour Strasbourg, qualité de vie et bien être des Strasbourgeois dans un souci permanent de développement et d’ouverture.
Pour l’Europe, une volonté de faire de l’Europe un espace de prospérité et de solidarité. Une Europe capable de prévenir les délocalisations. Une Europe qui mette l’environnement au cœur des politiques communautaires. Une Europe de la justice et du droit pour préserver les générations futures de la mondialisation criminelle.
L’engagement politique ne peut se concevoir sans le souci d’agir chaque fois que l’occasion nous en est donnée. Parfois même il faut provoquer le destin pour que l’occasion surgisse.
A Strasbourg il y a indéniablement une soif de demande de réelle proximité.
Pour une démocratie locale authentique
Rappelons ici que les Strasbourgeois rêvent d’une démocratie de proximité ouverte et dynamique. Si la démocratie de proximité est une utopie de nos concitoyens, alors je considère que notre mission d’élus est d’en faire une réalité concrète. N’y a-t-il pas un « devoir d’utopie » derrière tout engagement politique ? Non celle de « changer la vie » (qui est illusoire) ou celle de « changer l’homme » (qui a trop démontré sa folie meurtrière et suicidaire), mais celle d’améliorer les « choses de la vie », donc le cadre et les conditions de vie, ce « vivre ensemble » si menacé.
Cela suppose de doter les Conseils de quartier de la compétence pour débattre directement avec la Ville ou avec d’autres organismes des questions et des projets relatifs à leurs quartiers. Ils doivent être consultés et donner un avis préalable sur tout projet municipal concernant le quartier et lorsqu’une telle consultation n’est pas possible, ils doivent être informés des motifs.
Les conseils de quartier doivent être des acteurs à part entière du fonctionnement de notre ville. Cela passe par l’adoption de la seule forme juridique qui permette d’atteindre ce but : l’association. En outre, et pour marquer l’utilité pour la cité de leur action, le soutien financier devra passer par une procédure de délégation de service public qui les mettra à l’abri de tout clientélisme.
La chance de l'Eurodistrict
A Strasbourg il y a également une soif et une nécessité de coopération internationale et notamment en ce qui concerne l’Eurodistrict.
Fédérons nos énergies pour que l’Eurodistrict devienne concrètement le laboratoire de cette Europe que nous appelons de nos vœux, c’est-à-dire d’une Europe qui fasse participer les citoyens à sa construction. C’est dans un même élan d’espoir, de volonté et de conviction partagés qu’avec nos partenaires allemands, il nous incombe à nous, Alsaciens, chacun à la place qui est la sienne, de contribuer à parachever l’édification européenne autour d’un projet pour une Europe qui porte un modèle de société et de civilisation. L’Eurodistrict ne doit être pas être seulement un modèle de coopération transfrontalière mais un modèle de démocratie locale approfondie, modernisée, grâce à cette citoyenneté européenne qui n’efface pas mais transcende les frontières géographiques, historiques, culturelles, et ( nous n’en parlons pas suffisamment ) mentales. « Il s’agit d’unir les Hommes », aimaient à dire Schuman et Monnet
Il y a, à Strasbourg plus qu’ailleurs un terreau de dialogue entre les peuples et les communautés qui ne demande qu’à prospérer.
Remettre l'Homme au coeur de l'action
La démarche politique passe également par le prisme des partis politiques qui, dans notre système constitutionnel jouent un rôle essentiel. Les partis naissent, parfois s’étiolent et meurent mais ils peuvent aussi se développer lorsqu’ils sont porteurs de valeurs fortes, identifiées, lisibles, crédibles, témoignant d’espoirs concrets et qu’ils permettent à celles et à ceux qui sont prêts à leur apporter ardeur, conviction et compétence, de faire route avec eux. C’est le cas du parti mené avec détermination par François BAYROU.
C’est la raison pour laquelle, j’ai rejoint l’UDF.
Nous savons dans nos rangs qu’il ne s’agit pas de crier « Europe, Europe, Europe, en sautant comme des cabris » pour reprendre une expression qui a marqué les esprits. Il s’agit de prendre pleinement en compte la dimension européenne en tout et pour tout, donc de remettre le « principe d’humanité » qui est à la base d’une « Europe unie dans sa diversité » au cœur de toute action et notamment de toute action politique. En alliant, comme Monnet aimait le dire, « la nécessité et l’idéal », « les principes et l’action », « les paroles et les réalisations »
"Remettre l'Homme au coeur de l'action, de toute action" ou remettre "le principe d'humanité" au centre de tout » : c’est le but même de mon engagement personnel en politique. Et c’est la raison profonde de mon adhésion à l‘UDF de François Bayrou, qui n’a pas hésité à se référer à Jacques Maritain pour expliquer ses choix et orientations.
"Egale dignité", Justice, Respect
Jacques Maritain, c’est l’un des philosophes les plus inspirés par cet humanisme qui nourri de plusieurs sources s’est développé notamment dans l’espace rhénan. N’est-ce pas lui qui explique nos traditions mutualistes, associatives, notre goût (inscrit dans le projet de la constitution d’une économie sociale de marché et une « société de bien-être », notre soif de justice sociale et de cette aspiration à "l'égale dignité" qui fonde à la fois un Ordre qui repose sur la Justice et un "vivre ensemble" qui se nourrit du respect. Ce respect qui pour moi doit être l’un des mots-clefs de l’action politique.
Nos valeurs qui se retrouvent dans la Constitution constituent de vraies armes pour « ré-enchanter » la politique, trouver des issues à cette crise de la démocratie représentative qui est à la fois crise de croissance d’une société où le progrès n’est pas toujours une progression et crise structurelle d’un monde déboussolé et menacé par les fléaux que précisément les « pères fondateurs » de l’Europe voulaient supprimer : l’intolérance, les racismes et l’antisémitisme, le recours à la violence, la « marchandisation » des individus, le choc des ignorances.
Ces valeurs n’ont rien d’archaïque, de ringard, de passéiste. Pour que le futur ait un avenir, elle doivent nous inspirer. C’est en cela d’ailleurs que Pierre Pflimlin avait raison de citer souvent cette phrase de robert Schuman « la construction d’une Europe unie est authentiquement révolutionnaire ».
En prenant pleinement en compte ces valeur et la dimension européenne, notre parti est sans doute celui qui tente le plus et le mieux d'approfondir une démocratie authentique c'est-à-dire dans une perfectibilité constante pour que la "post-modernité", en reprenant une formule d'Alain Touraine , n'aboutisse pas à une "démodernisation"
Pour un "centre"...de gravité
Mon engagement à l’UDF est évidemment un pari sur la confiance. Ce mouvement du "centre" qui est le plus porteur d'un renouveau des idées et des pratiques politiques et le plus capable de réconcilier éthique et politique saura montrer qu'il est vacciné contre les mollesses et les arrières-pensées tactiques devenues légendaires du "marais" de jadis. Il doit constituer un centre de gravité, non un centre mou.
J'y milite avec l'exigence de celles et de ceux qui s'engagent en politique avec des convictions fortes sans la naïveté de ceux qui ont les "mains blanches" parce qu'ils n'ont "pas de mains du tout", mais avec la détermination de ceux qui placent, comme disait Jean Monnet, "le faire avant le paraître". Et ses propres convictions, sa conscience, avant toute chose…
Pardon d’avoir été un peu longue. Merci pour votre attention. Bonne Année « européenne »
Chantal CUTAJAR
Strasbourg, le 3 janvier 2005
16:20 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Europe




Commentaires
Chère madame, je ne suis pas udf et les centristes ne me plaisent guère, surtout quand j'entends parler Bayrou de la Turquie avec cette condescendance des "chrétiens" qui se croient supérieurs et la pitié des mêmes chrétiens qui se veulent généreux et charitables. Mais si je continue à lire votre site, je sens que je vais me laisser tenter. Mais êts-vous écoutée par vos "amis de l'udf"? A-t-on d'ailleurs des amis dans un tel parti? Pensez-vous vraiment que l'udf peut ré-enchanter la politique? Sur l'Europe, vous avez raison à 100%:nombre deux qui sont tentés par le Non ne comprennent pas que l'Europe peut s'améliorer grâce à la Constitution. Ils pensent que le OUi est un OUi à la situation de l'Europe aujourd'hui...C'est l'état de l'Europe qui favorise les Non. Tous mes voeux pour la réussite de vos Etats généraux:il faudrait qu'une consultation très ouverte soit organisée, pourquoi pas par Internet. pourquoi ne pas anticiper le droit d'initiative et de pétition qui est dans la Constitution pour les imposer es Etats généraux? Enfin, je dis çà comme çà...
Ecrit par : william Petijean | 05/01/2005
Chère Chantal,
Je viens de découvrir ton Blog et je suis heureux de lire la détermination avec laquelle tu t'exprimes.
Tu sais combien les thèmes que tu abordes me sont chers. La dynamisation de la vie militante et le respect de la démocratie interne dans les partis politiques, le combats pour la construction d'une Europe forte et solidaire, l'instauration d'une véritable démocratie de proximité participative qui place l'Homme au coeur de toutes nos décisions, sont autant d'idées que nous partageons ensemble.
Je peux donc rassurer Monsieur Petijean. L'UDF est une grande famille, où il peut exister, certes, des divergences ponctuelles de points de vue, comme dans tous les cercles de débats ; Mais l'action politique de terrain conduit aussi à partager des valeurs communes et bâtir ensemble des projets en qui l'on croît.
Ecrit par : Jérôme FEDELICH, Vice Président National des Jeunes UDF en charge des questions européennes | 05/01/2005
J'ai été censuré !
Ecrit par : finger | 05/01/2005
Je ne veux pas ajouter un compliment pour le seul plaisir de laisser une trace...Très sincèrement, vous me réconciiez avec la politique , madame. Mais sele questtion:peut-on rester fidèle à ses pricipes quand on exerce le pouvoir? je pense notamment aux difficutés de la démocratie locale. Chacun ne défend-il pas d'abord son "pas de porte"? Comment vouoir à la fois un bus en bas de chez-soi sans voir à subir son bruit? Sur l'Europe, je sais que vous avez raison. Mais à qui est-ce la faute si la construction européenne apparaît d'abord comme un truc chiant qui impose des contraintes alors qu'elle et effectivement une tentative extraordinaire de garantir la paix? J'ai essaye de lire la Constitution:j'ai vite arrêté... Bon courage tout de même, madame. J'espère seulment que vos adversaires les plus dangereux pour vous sont bien dans les autres camps, et pas chez vos amis. Les "amis", çà existe en politique?
Ecrit par : robert | 05/01/2005
Je ne sais pas ce sue vous vez "censuré". Mais si balyer son trottoir est censurer les crottes de chiens, vous avez bien fait. c'est l'une des difficultés de la démocratie. Liberté et responsabilité. droits et devoirs. revendications et respect... En fait, je ne voulais pas faire ce commentaire-là. Ma question rejoint la remarque de Jerome sur la dynamisatio de la vie militante. Le centrisme de jadis est mort parce qu'il a été phagocité, étouffé, assassiné par des notables de plus en plus gourmands et politicards aec l'âge et les honneurs et de moins en moins fidèles aux idéaux dont ils se réclamaient. Vousme direz que ce n'est pas là un monopole centriste... Mais quand on se réclamedu christianisme (social même) a-t-on le droit de mettre la morale (l'éthique, on dit aujourd'hui) entre parenthèses dans l'action poitique en favorisant l'arrivisme, la combine, l'hypocrisie. Plus les idéaux sot élevés plus l'exigence doit être forte. ce décalage vient peut-être des facilités qu'offre la "confession". Vous vez beaucoup pêché, mais faites trois Ave et quatre pater et vous serez pardonnés!!! Cà tue l'Eglise et çà tue la démocratie-chrétienne...Comment faire renaître un humanisme politique sans qu'il devienne synonyme de faiblesse, de molesse, de lacheté e d'hypocrisie...Comment ne pas confondre "bonne volonté" et Volonté, charité et justice, foi et respect des autres, y compris de ceux qi nient l'existence de Dieu? Pardon (c'est très chrétien de se faire excuser) de vous embêter avec ces questions. Mais la dynamisation de la vie miltante dépend des réponses qu'on leur donnent. pourquoi les jeunes sont-ils considérés comme des coleurs d'affiches et des enfants de non comme des êtres réfléchis capables de penser et de vivre leurs convictions sans sans des prêchi-prêcha paternalistes ?
Ecrit par : christine | 05/01/2005
Heu .... et vous comptez sur Bayrou pour faire tout ça ?
Ecrit par : finger | 06/01/2005
Ca y est Chantal t'as épuisé toute la section du bas Rhin de l4UDF pour faire ta "claque" ?
Ecrit par : finger | 06/01/2005
Tu fais bien de préciser que cette lettre s'adresse aux sympathisants de l'UDF... parce que je ne vois pas qui d'autre se laisserait convaincre.
Ecrit par : CorwinAnGeL | 06/01/2005
Christine, Merci pour votre commentaire. Et soyez assurée que vous ne m'ennuyez pas avec vos questions. Elles soulèvent des interrogations fondamentales auxquelles je n'ai pas de vérités révélées à vous asséner. Quelques convictions simplement que le m'efforce de mettre en oeuvre au quotidien et que j'ai plaisir à échanger avec vous.
Je n’ai pas à juger ce qui a été fait , mal fait ou pas fait dans le passé. De la tradition centriste je retiens la force des valeurs, la priorité accordée à l’Homme, l’engagement pour une « économie sociale », une société « solidaire » , « un partage des fruits du progrès », une « Europe unie dans et par la paix sur des valeurs humanistes », la recherche d’une authentique Justice dans une démocratie « vivante ».
Et vis-à-vis des jeunes je fuis le « jeunisme » autant que la « jeunophobie »…Je n’ai qu’un souci, naturel chez un adulte responsable » : les aider à ce qu’ils deviennent …. eux-mêmes, à leur faciliter l’accès à des champs d’épanouissement personnel. Qui plus est , les jeunes, quand on sait les écouter, sont la meilleure vitamine « anti-vieillissement », la plus stimulante pour améliorer les choses. « Améliorer » est un mot préfarable à celui de « réformer » si usé à force d’être utilisé. En politique plus qu’ailleurs, les jeunes doivent constituer une priorité, pas seulement pour « avoir des troupes », « préparer la relève » ou tenir des propos démagogiques, mais parce que la finalité de l’action politique c’est d’améliorer le présent pour que l’avenir constitue un véritable horizon d’espérance. D’où d’ailleurs mes préoccupations d’un développement durable et harmonieux. Qui disait que la terre appartient à nos enfants et aux enfants de nos enfants ? C'est notre affaire à tous. A très bientôt j'espère
Ecrit par : chantal cutajar | 06/01/2005
Robert Merci pour votre commentaire.
« Seigneur, délivrez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge » : c’est connu. Mais ce n’est pas vrai qu’en politique….
La politique est d’abord un miroir de la société, même si le monde politique ne… reflète pas fidèlement cette société. Ne serait-ce que par des sous-représentations des femmes, des jeunes, des populations d’origine non hexagonale, de catégories socio-professionnelles si nombreuses et si indispensables à la communauté nationale
Je pense simplement qu’on ne peut pas se lancer en politique sans avoir un minimum de confiance en l’Homme, en la société et dans la perfectibilité des deux. Et sans ce respect de soi qui conditionne le respect des autres.
L’essentiel, c’est que les partis sachent respecter leur propre raison d’être et leurs propres règles du jeu. Les rivalités personnelles, les querelles d’ambition, les luttes de pouvoirs ne doivent pas faire oublier les vraies motivations et les finalités de l’engagement.
« Le pouvoir rend con », se plaisait à dire Françoise Giroud, après une expérience ministérielle…Il faut le savoir et en tirer toutes les conséquences et savoir prévenir et soigner les effets pervers de cette maladie « humaine, trop humaine »…
J'espère vous lire à nouveau à l'occasion
Ecrit par : cutajar chantal | 06/01/2005
Cher Monsieur Petijean, j'apprécie vos commentaires et je remarque avec plaisir que vous formulez des propositions. Permettez-moi de les reprendre dans le cadre du projet auquel je travaille concernant l'organisation de ces Etats Généraux.
Ecrit par : chantal cutajar | 06/01/2005
Merci à Jérôme. Ton témoignage me touche. Et nous avons de beaux combats à mener ensemble
Ecrit par : chantal cutajar | 06/01/2005
que de remerciements... on dirait du Chirac.
Ecrit par : CorwinAnGeL | 08/01/2005
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